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	<title>Archives des Editorial - Ivoirexpress.ci</title>
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	<title>Archives des Editorial - Ivoirexpress.ci</title>
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		<title>DECENTRALISATION COTE D&#8217;IVOIRE / 72 HEURES POUR REBONDIR</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:41:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le sénat ivoirien veut pousser le pays à passer à l’acte sur un sujet brûlant. La décentralisation effective du pays. Un colloque international est donc prévu à la Fondation Houphouët-Boigny, du 26 au 28 mars 2026, afin de « reconsidérer la décentralisation, non pas comme une option, mais comme une condition sine qua non du [&#8230;]</p>
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<p>Le sénat ivoirien veut pousser le pays à passer à l’acte sur un sujet brûlant. La décentralisation effective du pays. Un colloque international est donc prévu à la Fondation Houphouët-Boigny, du 26 au 28 mars 2026, afin de « reconsidérer la décentralisation, non pas comme une option, mais comme une condition sine qua non du développement intégral local et de ce qu’on appelle généralement la participation citoyenne ou la démocratie participative ».</p>



<p>C’est le professeur Sidibé Valy, président du comité scientifique du colloque, lui-même sénateur qui s’exprimait ainsi lors d’une conférence de presse tenue le lundi 23 mars 2026. Trois pays sont invités à ce symposium international, à savoir la Tunisie, le Bénin et le Maroc.</p>



<p>Seon l’universitaire, la Côte d’Ivoire aura pour pilier des régions développées et qui partagent les ressources et les richesses nationales. « Nous voulons identifier des leviers concrets d’accélération du développement local durable », a-t-il poursuivi, assurant que les participants au symposium verront leurs capacités renforcées, en matière de financement du développement local, de bonne gouvernance, de partenariat public-privé au niveau local et d’incitation de la diaspora à investir dans le développement local.</p>



<p>La communalisation totale du territoire national a d’ailleurs été un sujet crucial de la campagne électorale de Silone Ehivet Gbagbo en octobre 2025. « Il y a dans le pays, des villages qui sont intégrés dans une commune et qui bénéficient de ce fait d’un budget, et d’autres qui n’ont que le sous-préfet qui n’est pas un agent de développent. Il faut corriger cela », disait-elle.</p>



<p>Par ailleurs, le FPI avait instauré les Conseils généraux qui concernaient les départements. La politique de décentralisation était donc déjà sur les rails lorsqu’elle a été brutalement stoppée par la grave crise. Ensuite, sont nés les inutiles ministres-gouverneurs avec u rôle plus administratif que de développement. Des concurrents aux préfets. Cela ne pouvait pas marcher et ça n’a pas marché. Des centaines de milliards perdus en 5 ans !</p>



<p>Comme la CMU en son temps, le sujet de la décentralisation n’est pas nouveau pour les Ivoiriens qui en débattent depuis 2000. Le pays possède donc assez d’experts pour à bien ce projet sous a gouvernance de Laurent Gbagbo. Il est donc souhaitable que, cette fois, rien ne se fasse comme si l’on était au congrès d’un parti politique, et que toute la nation soit conviée à cette réflexion cruciale pour la vie de la nation.</p>



<p>Les pères de la décentralisation en savent quelque chose. Ils peuvent efficacement contribuer. Comme ils auraient dû être invités à le faire pour la CMU. On aurait évité beaucoup de frictions.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>LA BATAILLE DES SUPPLEANTS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 16:31:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[LA BATAILLE DES SUPPLEANTS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les élections législatives du 27 décembre 2025 réservent un défi supplémentaire et sournois aux candidats. C’est celui des suppléants qui, dans plusieurs circonscriptions, traînent les pas et se font désirer. Alors que certains abandonnent au dernier moment, d’autres refusent carrément d’aller à ces élections pour accompagner les titulaires. Dans la plupart des cas, c’est la [&#8230;]</p>
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<p>Les élections législatives du 27 décembre 2025 réservent un défi supplémentaire et sournois aux candidats. C’est celui des suppléants qui, dans plusieurs circonscriptions, traînent les pas et se font désirer. Alors que certains abandonnent au dernier moment, d’autres refusent carrément d’aller à ces élections pour accompagner les titulaires. Dans la plupart des cas, c’est la cour aux suppléants qui fait traîner la constitution des dossiers.</p>



<p>Et à deux jours de la date limite, bon nombre d’entre eux hantaient encore les couloirs des tribunaux pour obtenir un casier judiciaire ou un certificat de nationalité. « Nous avons jusqu’à minuit du mercredi 16 novembre 2025 », se rassure un candidat qui se trouvait dans le département d’Issia. Mais le suppléant qui avait accepté de l‘accompagner devait établir ses pièces à Divo. Un casse-tête chinois qui a été résolu grâce à de nombreux coups de fil et autant de transferts d’argent. Les plus intransigeants dans le refus sont ceux qui ont déjà vécu une mandature en qualité de député suppléant. Ils ne veulent plus vivre les humiliations et la précarité du mandat passé, à moins d’être encouragés par une puissante machine politique.</p>



<p>La situation des députés suppléants est, en Côte d’Ivoire, très délicate. Des députés sur papier, sans aucun pouvoir ni occupation et destinés à vivre de la seule générosité des titulaires. Juste l’écharpe pour soutenir le poids de la misère organisée. C’est seulement pour les belles photos des premiers jours. Et après, le trou noir. Dès le premier différend entre le suppléant et le titulaire, c’est la catastrophe pour le premier qui est immédiatement livré à lui-même.</p>



<p>Pire, il a les mains et les pieds liés. Il lui est impossible de quitter son « tuteur » en cours de mandat. Et après, il ne peut même pas se dresser contre lui dans les urnes. C’est un sacrifié ! Regroupés au sein du Conseil des suppléants députés de Côte d&rsquo;Ivoire (CSD-CI), créé en juin 2021, ils se sont donné un porte-parole en la personne d’Amani Evariste. Celui-ci a confié le sort commun au Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH). Plusieurs rencontres avec les responsables de cette instituons n’ont presque rien donné.</p>



<p>Le mandat terminé, ils ne sont pas nombreux à vouloir remplier. Et c’est logique !</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>CES BOUSSOUMANIS !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 14:11:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Nation]]></category>
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		<category><![CDATA[Legislatives 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Oppostion divisee]]></category>
		<category><![CDATA[PRESIDENTIELLE 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme ils sont majoritairement chrétiens, l’on retiendra qu’on les reconnaît par leurs œuvres. Et quelles sont ces œuvres ? La division, la méchanceté, l’orgueil, la haine et le mépris, les uns pour les autres. Les Saintes écritures conseillent pourtant de ne jamais faire à l’autre ce qu’on ce qu’on n’accepterait pas de subir. Et pourtant, [&#8230;]</p>
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<p>Comme ils sont majoritairement chrétiens, l’on retiendra qu’on les reconnaît par leurs œuvres. Et quelles sont ces œuvres ? La division, la méchanceté, l’orgueil, la haine et le mépris, les uns pour les autres. Les Saintes écritures conseillent pourtant de ne jamais faire à l’autre ce qu’on ce qu’on n’accepterait pas de subir.</p>



<p>Et pourtant, cette attitude ne leur porte pas bonheur, bien au contraire. Ils volent d’échec en échec, mais ils n’en ont cure. Ils y vont à fond ! Non seulement ils dédaignent la consigne divine, mais ils vont plus loin : occupés à se combattre entre eux et à se jeter des peaux de banane, ils n’ont pas le temps de voir les souffrances que leurs divisions occasionnent chez les malheureux qui leur ont confié leurs espoirs. Suite aux appels contre-nature dirigés contre les camarades, les voici en pleurs dans la prison et dans la misère.</p>



<p>En face, malgré leurs profondes divisions connues peu ou prou, ils réussissent toujours à se mettre ensemble pour la cause commune. Sans suffisance, sans orgueil, sans haine démesurée. Pour la cause commune. Et le sachant, leurs ouailles répondent avec assurance à leurs appels. Ils viennent, pas toujours parce qu’ils le veulent, mais par devoir. C’est, en effet, un devoir pour chacun d’eux de poser l’acte qui va permettre de faire perdurer leur suprématie. Les rancœurs des promesses non tenues, celles des habitations détruites, celles du manque de respect, les injustices, tout cela est mis en berne pour la cause commune. C’est le prix du succès collectif.</p>



<p>Les « boussoumanis », eux, n’y comprennent rien du tout. Etourdis par leurs égos surdimensionnés, ils n’hésitent pas à dire non là où il fallait dire oui. Tant que cela peut faire mal à celui avec qui on partage les mêmes valeurs idéologiques, c’est bon pour eux. Sans eux, rien ne doit exister. Et tant pis si leur peuple, ceux qui les suivent, doivent en pâtir.</p>



<p>Il est trop facile d’être « boussoumani ». On n’a pas à se préoccuper du sort de ses frères. On n’a pas à faire preuve d’humilité, on n’a pas à prôner l’union et l’entente. Le caractère « boussoumanique » les a tous fait couler le 25 octobre 2025. Mais on s’en fout !</p>



<p>Le Boussoumani déteste tirer leçon de ses déboires. Le 29 décembre, il va encore aller en rangs dispersés. Et rien ne bougera. C’est pourtant au Parlement que naissent les lois qui nous conduisent. Et parce qu’il ne le sait que trop bien, le « boussoumani » s’efforcera à éviter la voie de l’union qui fait la force. Et son peuple continuera de souffrir à cause de lui.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>PRESIDENTIELLE 2025 : LES DOULOUREUSES PLAIES BEANTES DU SCRUTIN</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 09:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[PRESIDENTIELLE 2025 : LES DOULOUREUSES PLAIES BEANTES DU SCRUTIN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vote pour la Présidentielle 2025 va se faire sans que les recommandations de l’opposition pour plus de transparence ne soient observées. Même pas le dialogue politique. L’opposition ivoirienne tire la sonnette d’alarme depuis au moins trois ans. Se déployant dans des activités politiques, médiatiques et diplomatiques, elle a, à travers plusieurs coalitions dont la [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le vote pour la Présidentielle 2025 va se faire sans que les recommandations de l’opposition pour plus de transparence ne soient observées. Même pas le dialogue politique.</strong></p>



<p>L’opposition ivoirienne tire la sonnette d’alarme depuis au moins trois ans. Se déployant dans des activités politiques, médiatiques et diplomatiques, elle a, à travers plusieurs coalitions dont la principale est la CAP-Côte d’ivoire, exprimé ses craintes quant au manque total de transparence dans le scrutin du 25 octobre 2025.</p>



<p>Après de nombreuses rencontres et séances de travail, un courrier a été envoyé au président de la République le 26 septembre 2024 pour solliciter l’ouverture d’un dialogue politique. Les points identifiés pour être débattus étaient le découpage électoral, la liste électorale, la commission électorale indépendante (CEI), le code électoral, le financement des élections, la réforme constitutionnelle, la communication ou la gestion du service public de l’information et la sécurisation des élections.</p>



<p>Devant la sourde oreille des gouvernants, la CAP-Côte d’ivoire tire la sonnette d’alarme et dénonce « Le ratage de la dernière mise à jour du fichier électoral, le refus de la révision de la liste électorale avant les élections, tel qu’envisagé par la CEI en 2025, la collusion à peine voilée entre le parti au pouvoir et l’organe électoral, l’instrumentalisation de la justice ».</p>



<p>Finalement, les partis de l’opposition ont fait acte de candidature mais avec des fortunes diverses. Jean-Louis Billon, Henriette Lagou, Ahoua Don Mello et Simone Ehivet Gbagbo sont retenus alors de grosses pointures comme Laurent Gbagbo (PPA-CI), Tidjane Thiam (PDCI-RDA), Affi N’Guessan (FPI) et Assalé Tiémoko sont recalés. Leur candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel. Cette situation jette un nuage d’incertitude sur la Présidentielle d’octobre 2025. Regroupés au sein du front commun, les recalés rongent leurs freins et s’impatientent de s’exprimer dans la rue.</p>



<p>La chaise vide est donc évitée. Mais les plaies de ce scrutin restent vives. Le code électoral exige en son article 7, le numéro d’ordre de l’électeur, le numéro d’enregistrement unique, les Nom et prénoms, la date et lieu de naissance, le sexe, la profession, le domicile, les noms et prénoms ainsi que les date et lieu de naissance du père et de la mère, une photo d’identité et, enfin, l’empreinte digitale de tous les doigts en code barre.</p>



<p>Mais après vérifications, on découvre que 3.175 électeurs dont le lieu de naissance est inconnu, 92.177 électeurs dont le père est inconnu, 380.617 électeurs avec des informations fantaisistes du genre ND ou inconnu, 381.599 électeurs dont les mentions de la mère sont incomplètes, 5.014.479 électeurs dont la date de naissance du père est inconnue.</p>



<p>Certains cas relèvent carrément de la fraude. 125.381 électeurs ont le même nom, les mêmes prénoms, la même date de naissance, les mêmes noms et prénoms du mère et de la mère, etc. 5.717 électeurs ont plus de 100 ans, 21.882 électeurs dont les mères ont plus de 20 enfants, 14.592 électeurs sont plus âgés que leurs parents, 14.592 électeurs ont moins de 12 ans d’écart avec leurs parents, certains plus âgés que leur mère, d’autres ont le même âge qu’elle.</p>



<p>Les conclusions de la CAP-Côte d’ivoire retiennent que « près de six millions d’électeurs ne sont pas identifiés conformément à l’article 07 du code électoral. Et près de deux millions d’électeurs présentent des incohérences assimilables à des cas de fraudes ». L’arrêté de la CEI N°128/CEI/PDT du 12/septembre 2025 vient aggraver l’affaire. Il stipule que « si un électeur n’a ni sa carte nationale d’identité, ni sa carte d’électeur, il peut voter à condition qu’il soit inscrit sur la liste démergement dudit bureau et s’il ne dispose pas de sa carte d’électeur ou de sa carte nationale d’identité. Il doit simplement être soumis au contrôle de vérification de l’absence d’encre indélébile sur ses doigts. Comment prouver qu’il s’agit bien de la personne qu’il prétend être ?</p>



<p>Pourquoi le parti au pouvoir n’a jamais levé le moindre petit doigt pour dénoncer toutes ces incohérences et n’a rien fait pour tenter de les juguler ? A qui profite donc cette situation ? L’opposition qui a refusé la politique de la chaise vide, devra se donner les moyens de contrôler ce tsunami.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>SEMAINE DECISIVE</title>
		<link>https://ivoirexpress.ci/2025/09/08/semaine-decisive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 08:09:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Liste définitive des candidats]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2025]]></category>
		<category><![CDATA[SEMAINE DECISIVE en Côte d'Ivoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La semaine qui commence ce lundi 8 septembre 2025 est cruciale pour la Côte d’Ivoire. C’est celle de l’ouverture des portes. Et les clés sont entre les mains de Chantal Camara, présidente du Conseil constitutionnel. Il lui appartient de diriger le pays vers une présidentielle apaisée. Il y a, en effet, deux ouvertures. Celle qui [&#8230;]</p>
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<p>La semaine qui commence ce lundi 8 septembre 2025 est cruciale pour la Côte d’Ivoire. C’est celle de l’ouverture des portes. Et les clés sont entre les mains de Chantal Camara, présidente du Conseil constitutionnel. Il lui appartient de diriger le pays vers une présidentielle apaisée.</p>



<p>Il y a, en effet, deux ouvertures. Celle qui passe par le dialogue politique, l’inclusion et la transparence ; et il y a celle qui assure, péremptoire, que l’élection sera apaisée, sans toutefois rien dire sur les ingrédients qui permettront à la mayonnaise de prendre. Les deux courants se regardent en chien de faïence pendant que le pays tremble sur ses bases.</p>



<p>Pourquoi, pour atteindre la même destination, doit-on passer par des chemins différents, sans certitude de trouver le bon chemin au bout du tunnel ? il y a pourtant plusieurs panneaux indicateurs tels que la loi, la justice juste, le bon sens et l’amour du pays. Parce que parfois, la loi toute seule ne suffit pas. Laurent Gbagbo nous l’a montré en 2010 avec l’article 48. Et si la loi ne suffit pas, il faut encore qu’elle soit honnêtement et rigoureusement dite.</p>



<p>Et c’est là que nos juristes pêchent et ne nous font pas avancer. Le dernier exemple est celui du professeur Ouraga Obou, universitaire reconnu comme un des maîtres en matière de droit en Côte d’Ivoire. Il est le père de la Constitution actuelle qui a été adoptée en 2016. A l’origine, la question des mandats anticonstitutionnels était déjà posée. Mais l’orfèvre du droit avait vite rassuré tout le monde en affirmant que le président Alassane Ouattara ne serait pas candidat en 2020.</p>



<p>« Je puis vous assurer que le président Ouattara ne briguera pas un autre mandat. Il y a la continuité législative dont il est question dans l’article 183 de la Constitution. Et suivant cette continuité, le président de la République qui est à son deuxième mandat, ne peut pas briguer un autre dès lors que la loi fondamentale le lui interdit », clamait-il.</p>



<p>Aujourd’hui, Ouraga Obou adoube une candidature qui, en 2020, était déjà, selon lui-même, illégale. En invitant les populations de son village à voter pour Alassane Ouattara en octobre 2025 et en promettant de battre campagne pour lui, il avoue son parti pris dans le débat sur le quatrième mandat.</p>



<p>Le technocrate du droit fait douter de lui et n’apaise pas les cœurs. La logique juridique est surement loin des autres et le droit doit avoir ses propres canaux de réflexion. On en perd son latin. L’élection sera-t-elle vraiment apaisée ? Cela ne doit pas être un vœu pieux.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>LA DEPIGMENTEE DE SAINT-JACQUES</title>
		<link>https://ivoirexpress.ci/2025/09/01/la-depigmentee-de-saint-jacques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:37:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[LA DEPIGMENTEE DE SAINT-JACQUES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une dépigmentation répugnante, des lèvres rougies à l’excès et des objets disgracieux posés aux narines. La dame a cependant réussi, cette semaine, à focaliser l’attention générale sur elle avec des accusations contre l’église catholique. Elle a soutenu, dans une vidéo circulant abondamment sur les réseaux sociaux, que l’église abrite, dans une de ses paroisses, le [&#8230;]</p>
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<p>Une dépigmentation répugnante, des lèvres rougies à l’excès et des objets disgracieux posés aux narines. La dame a cependant réussi, cette semaine, à focaliser l’attention générale sur elle avec des accusations contre l’église catholique. Elle a soutenu, dans une vidéo circulant abondamment sur les réseaux sociaux, que l’église abrite, dans une de ses paroisses, le très recherché Guillaume Soro.</p>



<p>L’abbé Norbert Abékan, curé de la paroisse Saint Jacques des Deux-Plateaux, a réagi pour démentir. Le service de communication de l’église de Côte d’Ivoire, également, invitant les autorités à procéder à une vérification. L’affaire est donc suffisamment grave. Et l’émoi provoqué par cette accusation a donné une image fidèle de l’état d’esprit des Ivoiriens. Ils ont les nerfs à fleur de peau et la moindre étincelle peut provoquer un brasier.</p>



<p>Quel peut être le mobile d’une telle action ? Que recherchait cette dame ? Risque-t-elle la prison pour accusations gratuites ? Le procureur réagira-t-il comme il l’a fait lors de la manifestation de Yopougon ? Comparaison n’étant pas raison, il convient d’adresser uniquement la situation qui donne des ailes à une étourderie pitoyable. L’instant est, en effet, délicat.</p>



<p>Et Blé Goudé l’a fait remarquer lors de son meeting des 10 ans du COJEP, à Yamoussoukro. Ce meeting est une première en Côte d’Ivoire. Il était payant. Les militants ont acheté leur place. Mais la Place Jean Paul-Deux, la plus grande du pays dit-on, a fait son plein de monde. Le succès était à deux niveaux. Les militants ont soutenu leur parti et la mobilisation a donné la preuve que le COJEP a de la vigueur.</p>



<p>Blé Goudé déclare qu’il a été injustement radié de la liste électorale. Mais il a accepté cette injustice. Il invite donc ses compagnons d’infortune à faire de même. Ce faisant, il se place dans l’alignement de l’élection apaisée. C’est sa réponse à la question de l’inclusion de l’élection. Elle ne touche malheureusement pas le découpage électoral, la liste électorale, la CEI, le code électoral, le financement des élections, la réforme constitutionnelle, la communication ou la gestion du service public de l’information et la sécurisation des élections.</p>



<p>Une portion de réponse n’étant pas la réponse, il faut dire que la question de l’élection apaisée reste posée. Tout comme celle de la réparation des injustices judiciaires, notamment l’aberration du quatrième mandat dont on ne s’entend pas sur la définition. Le décompte des mandats et des Républiques ridiculise nos éminents intellectuels. Mathématiciens, juristes et linguistes sont à la peine. Et le peuple, stressé, broie du noir.</p>



<p>Allons-nous vers une élection apaisée, morceau par morceau ? Des voix se sont déjà élevées pour réclamer le report de la Présidentielle afin de se donner le temps de bien préparer la chose avec le dialogue politique inclusif. Mais il semble qu’ici, on tient plus au respect du calendrier que du sacré. La dépigmentée de Saint Jacques a-t-elle prêché le faux pour obtenir le vrai ? La sagesse des uns et des autres nous le dira.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>DE NOUVEAU, L’ARGENT NE CIRCULE PAS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 13:21:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[DE NOUVEAU]]></category>
		<category><![CDATA[L’ARGENT NE CIRCULE PAS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’argent a de nouveau cessé de circuler dans le pays. Cette fois cependant, ce n’est pas parce qu’il serait en train de travailler. Parce qu’il y a du mouvement dans le travail. Or, tout est au ralenti. Et les commerçants, dans nos quartiers, ne notent plus beaucoup de mouvement. Ils expliquent à qui veut les [&#8230;]</p>
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<p>L’argent a de nouveau cessé de circuler dans le pays. Cette fois cependant, ce n’est pas parce qu’il serait en train de travailler. Parce qu’il y a du mouvement dans le travail. Or, tout est au ralenti. Et les commerçants, dans nos quartiers, ne notent plus beaucoup de mouvement. Ils expliquent à qui veut les entendre que les affaires ne marchent pas bien et les chiffres sont en souffrance.</p>



<p>Les acheteurs ne se bousculent plus devant les comptoirs. Ils préfèrent thésauriser. Pour demain. Un demain qui approche de manière effrayante. Le sujet préoccupant de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, les cris de l’opposition pour un dialogue inclusif afin de préparer des élections acceptées par tous, les discours de plus en plus virulents qui fusent d’un camp comme de l’autre, tout cela n’a rien de rassurant.</p>



<p><strong>DONC, L’ARGENT NE CIRCULE PAS PARCE QUE LE PAYS LUI-MÊME EST TÉTANISÉ.</strong></p>



<p>Cette semaine a vu des mouvements à la CEI où des candidats sont venus déposer leurs candidatures. Affi N’Guessan, Simone Ehivet Gbagbo, Ahoua Don Mello et d’autres y sont passées. Mais on attend encore pour Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam qui se sont pliés à l’exercice de la collecte des parrainages comme les autres. Leur rendez-vous est fixé à ce lundi.</p>



<p>La CEI qui recueille les dossiers, s’est déjà expliquée sur la question : « Il ne nous appartient pas de rejeter une candidature. C’est l’affaire du Conseil constitutionnel ». Ponce Pilate ne ferait pas mieux. L’équipe de Coulibaly-Kuibert a laissé les compétiteurs se mettre en jambe dans les circonscriptions, en leur remettant les kits, même si leurs noms ne figurent pas sur la liste électorale. Cette démarche pourrait être vue comme une promesse d’apaisement. Mais l’aveu de la CEI montre qu’il n’en est rien et il se pourrait qu’on ait laissé les gens s’époumoner en pure perte. La pression est transmise au Conseil constitutionnel et c’est tout. Le sort reste le même.</p>



<p>Il restera le même si la sagesse ne vient pas s’installer dans les cœurs et les esprits. Comment, en effet, organiser les élections apaisées et pacifiques si les différents candidats ne sont pas d’accords sur les conditions d’organisation et que dans ce jeu trouble, la transparence n’est pas tellement de mise ? Comment organiser des élections pacifiques si la société civile est tenue loin des débats qui intéressent pourtant la nation tout entière ? Bref, comment parvenir à une bonne organisation sans entente préalable ?</p>



<p>Conduits par le MGC de Simone Ehivet Gbagbo, des partis membres de la CAP-Côte d’Ivoire ont choisi la voie de la discussion avec le RHDP.</p>



<p>Un premier pas est fait après deux rencontres. Il est, en effet, demandé au ministre de l’Intérieur, donc au gouvernement, de mettre en place le cadre permanent d’échange qui aurait dû exister depuis longtemps. Cela pourrait aboutir au dialogue politique tant attendu et les meubles seraient sauvés.&nbsp; Mais à quelques jours du 25 octobre 2025, on peut, avec raison, se demander s’il n’est pas trop tard pour espérer un signe d’apaisement de dirigeants qui semblent vouloir se maintenir au pouvoir envers ou contre tout.</p>



<p>Le gouvernement devrait saisir l’opportunité que lui offre cette frange de l’opposition pour entrer dans l’histoire ou en sortir avec dignité. Parce que les risques de déflagration sont certains, si l’on écoute les discours qui fusent de part et d’autre. Il n’est jamais tard pour bien faire. La victoire sur ses propres démons est toujours la meilleure, même quand elle est obtenue au dernier moment.</p>



<p>Paul D. Tayoro</p>
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		<title>LA COURSE ET SES REGLES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[COTE D’IVOIRE : LA COURSE ET SES REGLES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une course, qu’il s’agisse du Marathon, du 100 mètres, du 200 mètres ou du 400 mètres, c’est toujours dans les derniers moments que le suspense est plus grand. Les sportifs fournissent alors les plus grands efforts, le public est stressé ou enthousiaste et la lutte pour la victoire gagne ses moments les plus intenses. [&#8230;]</p>
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<p>Dans une course, qu’il s’agisse du Marathon, du 100 mètres, du 200 mètres ou du 400 mètres, c’est toujours dans les derniers moments que le suspense est plus grand. Les sportifs fournissent alors les plus grands efforts, le public est stressé ou enthousiaste et la lutte pour la victoire gagne ses moments les plus intenses. La règle est la même au football et dans presque tous les sports. Les Ivoiriens sont en train de découvrir qu’elle reste en vigueur dans le jeu politique.</p>



<p>Depuis le samedi 16 août 2025, à deux mois de la Présidentielle, la course vers un scrutin apaisé est entrée dans ses derniers instants. Cette situation a pris la forme d’un gigantesque meeting qui rend cette dernière ligne encore plus palpitante. C’est désormais du « ça passe ou ça casse » et les cœurs battent la chamade alors que les regards restent figés sur le calendrier.</p>



<p>Comme finira cette course ? La question est d’autant plus délicate qu’il ne s’agit pas de savoir qui va remporter la victoire, mais de voir comment sera organisée cette compétition. Courons-nous vers un scrutin vraiment apaisé ou pas ? Pour l’opposition, un scrutin apaisé doit répondre à des conditions, notamment une CEI et une loi électorale réformées, une liste électorale auditée, une élection inclusive et le renoncement, par le chef de l’Etat, à un quatrième mandat dont la justification peine à convaincre.</p>



<p>En réalité, cette course a démarré depuis longtemps. D’abord, la CAP-Côte d’Ivoire, après avoir alerté l’opinion nationale et internationale, a organisé un meeting à la place FICGAYO de Yopougon pour se faire entendre. Elle est ensuite entrée dans une phase de discussion avec le RHDP, parti au pouvoir. Ensuite, le Front commun a organisé une marche dont l’autorisation a été durement obtenue et, enfin, le PPA-CI a relevé le défi de la mobilisation avec un grand meeting.</p>



<p>Bien que de caractère stratégique, ces trois événements se sont déroulés sans le moindre incident, fermant la bouche à ceux qui présentaient déjà l’opposition comme une troupe de violentes personnes, des va-t’en guerre qui viennent pour tout casser. Les preuves de la maturité de l’opposition sont ainsi données. Celles de la détermination de voir les choses se dérouler avec droiture, aussi. Et bien que parlant d’une même voix sans le faire d’une seule voix, cette opposition a le même objectif, les mêmes revendications. Sera-t-elle entendue par le gouvernement ? Le dialogue politique inclusif a-t-il encore la chance de voir le jour ?</p>



<p>Les deux méthodes déployées par l’opposition, à savoir la discussion avec le parti au pouvoir et la magistrale démonstration de force sur le terrain, auront-elles enfin raison de la posture radicale du pouvoir qui semble se sentir seul dans le village ? Alors que le 25 octobre approche à grands pas, il convient que les athlètes soient tous rassurés quant à l’application judicieuse des règles. Mais l’organisation boiteuse de la compétition, avec un arbitre qui ne rassure pas un camp, ne peut produire une fin de spectacle heureuse.</p>



<p>Cette dernière ligne est donc celle de tous les dangers. Le dialogue s’impose et les autorités ne devraient ménager aucun effort pour donner aux Ivoiriens, un scrutin véritablement apaisé, accepté de tous. Et non un scrutin imposé, source de malheurs et de souffrances.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>ON A VU&#8230; ET APRES ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 08:57:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[MARCHE DU FRONT COMMUN]]></category>
		<category><![CDATA[Opposition ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[Simone Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[Tidjane Thiam]]></category>
		<category><![CDATA[Yopougon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est indéniable que la date du samedi 9 août 2025 restera gravée en lettre de granite dans les annales de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Depuis que le RHDP est au pouvoir, c’est bien la première fois que l’opposition, dans une marche que l’on ne vendait pas chère, se livre à une telle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est indéniable que la date du samedi 9 août 2025 restera gravée en lettre de granite dans les annales de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Depuis que le RHDP est au pouvoir, c’est bien la première fois que l’opposition, dans une marche que l’on ne vendait pas chère, se livre à une telle démonstration de force. La guerre des chiffres n’a pas manqué.</p>



<p>Mais l’honnêteté exige de reconnaître que le PDCI-RDA et le PPA-CI ont réussi une mobilisation qui n’a rien à envier à celle observée à Bouaké, à l’occasion de la Fête de l’indépendance. Comparaison n’est pas raison, mais les circonstances sont différentes, et l’un n’a pas les mêmes moyens que l’autre. De plus, les Ivoiriens savent depuis longtemps qu’un homme politique ne peut véritablement être déclaré « adulé par le peuple » que lorsqu’il n’est plus au pouvoir. Cela devrait donner à réfléchir au pouvoir.</p>



<p>A quelques semaines de la Présidentielle, l’opposition lutte encore pour obtenir une élection transparente, inclusive et démocratique. Les marches et les settings sont justement un moyen légal pour se faire entendre. L’opposition ivoirienne étant plurielle, il faut désormais, en plus de la CAP-Côte d’Ivoire, compter avec le Front commun. L’organisation conduite par Simone Ehivet Gbagbo préconise, depuis longtemps, un dialogue politique qui mettrait face à face gouvernement, partis politiques et organisations de la société civile afin de décortiquer les problèmes qui minent l’environnement électoral et rendent peu probables des élections apaisées pourtant réclamées par tous.</p>



<p>En tant qu’organisation, la CAP-Côte d’Ivoire n’a pas pris part à la marche organisée par le Front commun. Tout comme le PPA-CI, second membre de la paire qui constitue le Front commun avec le PDCI-RDA, avait refusé de se joindre à la CAP-Côte d’Ivoire lors de son meeting du 31 mai 2025. Ainsi que bien d’autres occasions ainsi ratées. Les revendications se ressemblent pourtant. Celles de la CAP-Côte d’Ivoire se résument en huit points, à savoir la réforme de la CEI, la réforme du découpage électoral, la réforme du code électoral, la réforme du processus électoral, la réforme du financement électoral, la réforme de la communication électorale, la loi d’amnistie et les réformes constitutionnelles induites.</p>



<p>Il est clairement visible que la réclamation de la loi d’amnistie présentée par Simone Gbagbo, vise à ramener Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam dans le jeu électoral. C’est donc pour eux qu’elle le réclame. Comme elle le disait elle-même, « l’opposition parle d’une même voix sans parler d’une seule voix ». Ce magnifique jeu de mots traduit pourtant un drame qui pourrait éloigner la réalisation des rêves de changement.</p>



<p>La CAP-Côte d’Ivoire, sans une partie de ses membres, a choisi de parler avec le RHDP pour aboutir au dialogue politique. Le Front commun, lui, bande les muscles dans la rue. Pour le même résultat escompté. On a vu tout cela. Et maintenant, on fait quoi ?&nbsp; La situation actuelle s’apparente à un entonnoir qui ne doit absolument pas se trouver bouché et qui doit laisser passer les flots d’espoir entretenu par le peuple.</p>



<p><strong>Paul D. Tayoro</strong></p>
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		<title>QUAND L’OPPOSITION JOUE AVEC LE FEU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 14:18:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Alassane Ouattara]]></category>
		<category><![CDATA[Opposition ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[Président français]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle en Côte d'Ivoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une vidéo qui circule abondamment sur les réseaux sociaux, l’on peut voir un homme, menotté et ne présentant aucune menace, se faire maltraiter et jeter violemment dans un véhicule par des hommes en civil mais qui sont visiblement des éléments des forces de l’ordre de sécurité. Cette scène qui provoque un vent d’indignation sur [&#8230;]</p>
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<p>Dans une vidéo qui circule abondamment sur les réseaux sociaux, l’on peut voir un homme, menotté et ne présentant aucune menace, se faire maltraiter et jeter violemment dans un véhicule par des hommes en civil mais qui sont visiblement des éléments des forces de l’ordre de sécurité.</p>



<p>Cette scène qui provoque un vent d’indignation sur la toile, rappelle des faits passés beaucoup plus noirs. Elle est montrée dans un contexte rendu très sensible par l’imminence de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Une élection que chacun veut apaisée, mais pas sous le même angle. Pour l’opposition, une élection apaisée est une élection transparente, juste, avec une CEI réformée, et une liste électorale qui ne souffre d’aucune suspicion. Pour le pouvoir, il s’agit simplement d’une élection où personne ne rouspète.</p>



<p>Pour se faire entendre, l’opposition réclame un dialogue politique. Mais le pouvoir fait la sourde oreille et tient le fouet bien au chaud. Comme s’il se préparait à mater et si l’opposition se préparait à être matée. Cependant, si la démarche du pouvoir est clairement visible, celle de l’opposition l’est beaucoup moins. On la voit s’entredéchirer, minée par le clanisme, l’idolâtrie, la mégalomanie, l’impatience, l’égo surdimensionné et même l’affairisme.</p>



<p>Le pouvoir s’en aperçoit et rit parce qu’une opposition divisée est déjà affaiblie et perdante avant la lettre. Le pire est que l’opposition ivoirienne ne semble pas percevoir l’enjeu géopolitique de cette élection. Elle ne sait pas que la répercussion du scrutin du 25 octobre 2025 va bien au-delà des frontières nationales. Il est pourtant sans équivoque que la candidature contestée d’Alassane Ouattara n’aurait jamais été possible, sans l’aval du président de la République française. Comme en 1960, la métropole surveille et contrôle.</p>



<p>Selon des indiscrétions, s’il était, au début, opposé à une quatrième candidature, Emmanuel macron a dû plier devant les exigences existentielles de la France. Le pays broie du noir en ce moment. Après les engagements catastrophiques en Ukraine, la perte des trois pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) constitue une des raisons de ses difficultés économiques actuelles. Plus d’uranium pillé pour l’énergie, plus d’or gratuit, plus de marché captif. L’AES a fortement fragilisé la France qui est désormais un pays très endetté, au bord de la banqueroute.</p>



<p>La Côte d’Ivoire, sa bouée de sauvetage, est un des territoires qui donnent encore un semblant de santé à la France. Et toujours selon nos sources, seul le candidat du RHDP lui garantit les mêmes privilèges du néo-colonialisme. Macron ne prend donc pas parti pour le droit, la justice ou toute autre considération morale. Il n’agit pas pour le bien des Ivoiriens, mais pour la France. Et la quatrième candidature a désormais le vent en poupe.</p>



<p>L’opposition ivoirienne prend-t-elle en compte cette réalité dans sa stratégie ? Est-elle réellement prête à faire face à la bourrasque qui pourrait frapper avec l’aval de la France qui est prête à tout pour contrer les velléités souverainistes de la majorité des Ivoiriens ? Pourquoi fait-elle le choix de la désunion devant la menace commune ? Est-elle consciente de sa responsabilité devant l’histoire ? Si elle ne prend pas en compte cette donne incontournable, elle joue avec le feu.</p>



<p>Paul D. Tayoro</p>
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