A Abidjan, Amnesty International a exprimé de fortes préoccupations concernant la situation des droits humains en Côte d’Ivoire. Lors de la présentation de son rapport annuel 2025-2026, le 21 avril à Cocody-Bonoumin, son directeur exécutif, Hervé Delmas Kokou, a pointé un rétrécissement notable de l’espace civique, particulièrement en période électorale.
Selon lui, les libertés d’expression et de réunion subissent des restrictions croissantes, dans un contexte marqué par des tensions politiques récurrentes. Il rappelle que les cycles électoraux en Côte d’Ivoire restent associés à des épisodes de violence, notamment en 2010 et 2020, nourrissant un climat de méfiance au sein de la population.
Le rapport met en lumière plusieurs incidents récents, dont l’interdiction puis l’autorisation de manifestations politiques, ainsi que la répression de certains rassemblements. En octobre, malgré des mesures sécuritaires renforcées, des manifestations ont entraîné des pertes en vies humaines et de nombreuses arrestations, suivies de condamnations pour trouble à l’ordre public.
Amnesty International dénonce également des arrestations jugées arbitraires, notamment lors de mouvements sociaux. L’organisation cite le cas d’enseignants interpellés en pleine grève, ainsi que celui d’un cybermilitant détenu sans information immédiate à sa famille.
Face à ces constats, l’ONG appelle les autorités à garantir le respect des droits fondamentaux, notamment l’accès à un avocat et à un procès équitable pour toute personne interpellée.
G. N.



