Le gymnase du Centre ivoiro-coréen Young Tae de Cocody-Adjamé a explosé de joie, de couleurs et de tambours, lors du Festival BAKAN qui s’y tenait pour sa deuxième édition autour du thème : « L’art dans la culture Akan ». Des milliers d’enfants venus des communes d’Abidjan et de Grand-Bassam, et accompagnés de leurs encadreurs ont partagé un moment d’éveil, de divertissement et de transmission de savoirs culturels.
Dès les premières heures, l’intérieur du gymnase était archi plein. Le parking lui-même, transformé en aire de loisirs, accueillait trampolines, podiums des partenaires et box de restauration et de boisson. Mais le temps fort de la matinée fut l’entrée solennelle de la personnalité mise à l’honneur cette année, la représentation d’un roi de la communauté Akan.
Les représentations de la culture Akan
Cette communauté, qui réunit les tribus du centre (Baoulé, Anôh), les Agni de l’Est et les peuples lagunaires de Côte d’Ivoire. Somptueusement vêtu d’un pagne Kita de grande valeur lui couvrant le buste jusqu’aux pieds, il portait une coiffe noire incrustée de figurines en or. À son cou, chaînes en or et cordes tissées auxquelles pendaient des symboles sacrés. Sa main droite et ses doigts brillaient de bracelets et bagues ornées d’étoiles en or.
Il tenait une longue canne en or terminée par le symbole de la chaise en or. À ses pieds, des sandales « Abodjé » en or. À sa gauche marchait son épouse, tout aussi richement habillée d’un pagne Kita aux motifs dorés, la tête ceinte d’un tissu laissant voir un filet en or, boucles d’oreilles et chaîne du même métal précieux. Devant Sa Majesté Le Roi du Festival BAKAN, deux gardes badigeonnés de noir, le regard méfiant, l’œil tournant sans cesse. Derrière lui, les notables et le porte-parole. Sous les sons du tam-tam parleur Attoungblan, le chef a fait son entrée dans le gymnase.
Sous les ovations des enfants, après un tour d’honneur, la cérémonie pouvait commencer. Au programme : acrobaties, majorettes, athlètes du Kung Fu Vietnamien, démonstration des sapeurs-pompiers sur les gestes de premiers secours face au feu, et enfin les échassiers de Man. Chaque prestation fut longuement applaudie par un jeune public enthousiaste et conquis.
Le Festival BAKAN, une parenthèse enchantée
Vint ensuite le temps des allocutions. La Commissaire générale du Festival BAKAN, Mme Lionelle Moro a déclaré ceci : « Chers enfants, qui êtes nos invités d’honneur aujourd’hui, mesdames et messieurs les parents, chers partenaires et bénévoles, honorables invités, regardez autour de vous. Voyez-vous ces sourires, cette énergie et cette curiosité qui pétille dans chaque regard ? C’est précisément pour cela que nous sommes réunis. On dit souvent que les enfants sont l’avenir, mais au sein de ce festival, nous croyons qu’ils sont surtout un présent précieux qu’il faut chérir et célébrer ».
Plus loin, elle a précisé : « Le festival BAKAN n’est pas qu’un simple moment de divertissement. C’est une parenthèse enchantée que nous avons construite pour permettre à chaque enfant d’explorer, de rêver et de créer. À travers les ateliers de peinture, de céramique, de danse, de tresses, de parcours de combattant, de gaming, notre ambition est simple : offrir à nos tout-petits des clés pour comprendre le monde tout en s’amusant ».
Et enfin, pouvait-elle dire : « C’est par le jeu que l’on apprend le mieux à grandir. Rien de tout ceci ne serait possible sans l’engagement de nos partenaires et le travail acharné de l’équipe d’organisation qui travaille dans l’ombre depuis des mois. Merci à vous de croire en l’épanouissement de la jeunesse. Merci également à vous, parents, de nous confier ce qu’il y a de plus cher à vos yeux le temps de cet événement. Chers enfants, ce festival est le vôtre. Amusez-vous, faites-vous de nouveaux amis, et surtout, ne cessez jamais de poser des questions ! »
Les enfants s’amusent à l’aube des vacances
Les enfants ont également pris la parole par la voix de leur représentante, Anne Méïra : « Bonjour à tous, bonjour les parents et bonjour à tous mes amis ! Je suis très heureuse d’être ici aujourd’hui pour l’ouverture de la deuxième édition du festival BAKAN. Ce festival, c’est notre espace à nous.
Un endroit pour rêver, apprendre et surtout faire la fête ! Nous allons pouvoir nous amuser, découvrir des surprises, rire et partager des moments magiques tous ensemble. Je voudrais dire un grand merci aux organisateurs, aux partenaires et à tous ceux qui ont travaillé dur pour que cet événement existe. Merci aussi à nos parents d’être là avec nous. Amusez-vous bien, profitez de chaque instant et que la fête commence ! BAKAN ! Je déclare officiellement ouverte cette nouvelle édition du festival. »
Après les discours, le chef a rejoint dans la cour du gymnase une équipe de jeunes reporters enfants. Il a répondu à leurs questions sur l’organisation des tribus akan et évoqué les valeurs chères à sa communauté. Puis, tous les enfants furent invités à participer aux activités récréatives et à se restaurer. Commencé à 8 heures, le festival s’est achevé à 18 heures. Rendez-vous est déjà pris pour la troisième édition, l’année prochaine.
K. Gabriel



