Pr David Téa Okou, généticien moléculaire et fondateur de la Fondation YTO pour la médecine de précision a expliqué que l’ADN permet aujourd’hui de dépister, diagnostiquer et même anticiper certaines maladies, notamment les cancers ou les maladies cardiovasculaires. Il a plaidé pour un investissement accru dans ces technologies afin de favoriser une prise en charge personnalisée des patients.
Il a fait cette déclaration lors d’un atelier organisé le 28 mars 2026 à Abidjan. Initiée dans le cadre du programme « Médias en interaction » par Speak Up Africa et AVOS, la rencontre visait à renforcer le dialogue entre scientifiques et journalistes sur les enjeux de santé en Afrique.
Au cours des échanges, le spécialiste a souligné une avancée majeure en Côte d’Ivoire : la réalisation locale des tests ADN. « Depuis le 1er novembre 2005, les tests de parenté et d’identification ne sont plus systématiquement envoyés à l’étranger », a-t-il précisé, évoquant notamment un laboratoire de référence basé à Grand-Bassam.
Selon lui, ces progrès ouvrent la voie à une meilleure compréhension des maladies et à des traitements adaptés aux profils génétiques des patients. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de renforcer les investissements dans la recherche scientifique et les infrastructures médicales.
De son côté, le Dr Yapi Jaurès, médecin microbiologiste à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, a mis en avant le rôle crucial de la recherche dans la prévention et la gestion des maladies, notamment face aux défis liés à la sécurité alimentaire et à la résistance aux antimicrobiens.
Les intervenants ont unanimement appelé à une mobilisation accrue des États et du secteur privé pour soutenir la recherche, considérée comme un pilier essentiel pour améliorer durablement les systèmes de santé en Afrique.
Gervais N’Guessan



