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REFORME ELECTORALE / AFFI N’GUESSAN (PRESIDENT DU FPI ET DE LA CAP-COTE D’IVOIRE) : « IL SERAIT INCOHERENT QUE LE GOUVERNEMENT REFUSE D’ECOUTER L’OPPOSITION »

A la suite de la rencontre des partis de l’opposition organisée le mercredi 9 septembre 2026 au siège du PDCI-RDA pour débattre de la question de la réforme électorale, Affi N’Guessan s’est ouvert à la presse.

Quelle est l’objectif exact de cette rencontre ?

L’objectif stratégique, c’est l’unité d’action de l’opposition par rapport à la problématique de l’organe électoral transparent, inclusif, et par rapport à la problématique de la démocratie dans notre pays. Donc, ce que nous recherchons principalement, c’est que nous soyons ensemble. Évidemment, chaque parti politique, chaque organisation peut avoir une proposition différente mais quelle que soit la nature des propositions, il faut d’abord que nous puissions obtenir avec le gouvernement un dialogue sur le futur organe. Il ne faut pas que ce futur organe soit le fruit d’une action unilatérale du gouvernement, mais que cela réponde aux préoccupations de tous les acteurs politiques et sociaux.

C’est cela qui est essentiel. Et pour cela, il faut qu’avant la rentrée parlementaire, avant qu’un document ne soit soumis aux députés, nous ayons réussi à nous accorder, parce que nous savons ce que c’est que l’Assemblée nationale. Donc, le vrai débat doit se faire avant la rentrée parlementaire et pour ce débat, il y a deux conditions : premièrement, que le gouvernement accepte le principe du dialogue. Deuxièmement, que les partis politiques de l’opposition puissent aller à ce dialogue avec une proposition consensuelle. Donc, nous travaillons sur ces deux axes.

Quelle alternative avez-vous si le gouvernement n’accepte pas vos propositions ?

 Nous continuerons à travailler pour qu’il accepte, parce qu’au nom de la paix, au nom de la concorde nationale, il est important que le gouvernement puisse discuter avec son opposition. Sur la question, le gouvernement a fait le tour d’un certain nombre de pays africains pour s’inspirer des expériences dans ces pays.  On ne pourrait pas comprendre qu’il aille aussi loin et qu’il refuse d’écouter les acteurs politiques nationaux. Cela serait incohérent.  Ensuite, le gouvernement dit qu’il a dissout la CEI à la suite des plaintes de l’opposition. Cela veut dire que ce qui va se faire devra prendre en compte les préoccupations de l’opposition. Le Premier ministre l’a rappelé à l’occasion de la rencontre qu’il a eue avec les forces politiques à l’Assemblée nationale.

Comment les préoccupations de l’opposition peuvent être prises en compte s’il n’y a pas un cadre d’échange ? Nous nous attendons à ce qu’il y ait ce cadre d’échange et nous considérons que ce cadre d’échange est incontournable, à cause même de la dynamique de la réforme de l’organe électoral, au nom de la paix et de la stabilité, et pour éviter ce que nous avons vécu dans le passé, en 2001, en 2025, pour que les élections à venir se fassent dans la paix, dans la stabilité, dans la confiance mutuelle.

Propos recueillis par Paul D. Tayoro

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