Le nord du Niger pourrait jouer un rôle majeur dans l’avenir énergétique du pays. À Kafra, dans la région d’Agadez, les travaux d’exploration font apparaître un potentiel estimé à 2,5 milliards de barils.
Cette estimation ouvre des perspectives importantes. Elle doit toutefois être interprétée avec prudence, car les ressources prospectives ne correspondent pas encore à des réserves exploitables.
Kafra, un potentiel pétrolier encore à confirmer
Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a présenté mercredi à Niamey l’état d’avancement des opérations menées sur le bloc de Kafra. Selon les données communiquées, plusieurs découvertes ont déjà été identifiées dans cette zone.
Une première estimation remontant à 2018 faisait état d’environ 255 millions de barils de réserves 2P. Cette catégorie regroupe les réserves prouvées et probables associées à une découverte réalisée sur le bloc.
Le chiffre annoncé pour le nord de Kafra est toutefois d’une autre nature. Une étude prospective réalisée en 2023 évaluait à près de 2,5 milliards de barils les ressources potentielles de cette partie du bloc.
Cette estimation ne garantit donc pas une future production équivalente. Les résultats des prochains forages et les études complémentaires devront permettre de déterminer la réalité du potentiel identifié.
Un projet stratégique pour l’économie nigérienne
Le bloc de Kafra s’étend sur 11 467 km², à environ 85 kilomètres de la frontière avec l’Algérie. L’intérêt du Niger pour cette zone ne date pas d’hier puisque les opérations d’exploration y ont commencé dans les années 1970.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse ainsi la seule recherche de pétrole. Hamadou Tini considère Kafra comme un dossier important pour l’avenir énergétique et économique du pays.
Le projet doit également favoriser le développement des compétences nationales. Le gouvernement attend notamment des retombées en matière d’emploi et un renforcement des entreprises nigériennes.
Kevin AKA



