Un drame sanglant a secoué la ville de Soubré dans la soirée du mercredi 22 juillet 2026. Un jeune homme d’environ 18 ans a été mortellement poignardé aux environs de 19 heures, à la gare routière de la Société des bus de transport d’Abidjan (SBTA). Le présumé auteur de cet homicide a été interpellé quelques instants après les faits par les forces de police, selon une source sécuritaire.
Alerté vers 19h30 par l’Office national de la protection civile (ONPC), le Commissariat de Police de Soubré s’est immédiatement déployé sur les lieux. Le signalement faisait état d’un individu grièvement blessé à l’arme blanche au sein de la gare routière.
À leur arrivée, les policiers, accompagnés d’un infirmier d’État de l’Hôpital général de Soubré requis pour les constatations d’usage, ont découvert le corps sans vie de la victime. Cette dernière présentait une profonde plaie au niveau de l’hémithorax gauche. Le décès a été constaté sur place.
Selon les premiers témoignages recueillis, la victime, identifiée sous le prénom de Camara, apprenti de camion âgé d’environ 18 ans et surnommé « Sans Tête », aurait fait irruption dans l’enceinte de la gare en courant, perdant abondamment du sang, avant de s’effondrer devant plusieurs témoins. Le jeune homme vivait, selon les sources, dans une situation de grande précarité.
Aussitôt informé, le commissaire Cissé Aboubacar, chef de service adjoint du Commissariat de Police de Soubré, s’est rendu sur les lieux avec ses éléments. Une battue a été lancée dans les quartiers environnants, conduisant à l’interpellation du nommé Traoré Ismaël, 26 ans, au quartier Cité Ouvrière.
Au cours de son audition, le suspect aurait reconnu les faits et remis volontairement aux enquêteurs l’arme blanche présumée avoir servi à commettre le crime.
Placée en garde à vue, la personne mise en cause devra répondre de ses actes devant la justice. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cet homicide qui relance la question de la sécurité dans les espaces publics de la ville.
Gina GBAVONHI



