Le Conseil des ministres de ce mercredi 6 mai 2026 a pris une décision qui va faire l’objet de commentaires dans les salons, les bureaux, les maquis et les rues. La dissolution annoncée de la CEI va immanquablement impacter l’environnement politique du pays.
La réforme de cette institution a maintes fois été réclamée par les partis politiques de l’opposition, sans jamais qu’ils n’obtiennent une réponse positive de la part du gouvernement. Amenés par le MGC de Simone Gbagbo et les PDCI-RDA de Tidjane Thiam, plus de 10 partis politiques avaient créé la CAP-Côte d’ivoire pour faire entendre leur voix.
Avant la présidentielle d’octobre 2025, ce groupement politique, tout en demandant le dialogue politique, avait exigé la réforme de la CEI, le retrait total des politiques en son sein, l’audit de la liste électorale, la révision de la loi électorale, du financement électoral, de la communication électorale, etc. Ils n’ont pas été entendus et l’élection présidentielle a été organisée avec toutes les tares de la CEI. Aucun candidat de l’opposition n’a obtenu plus de 2% des suffrages exprimés.
Récemment, le gouffre financier que constitue cette CEI, pour des résultats toujours contestés et confligènes, a été dénoncé. 270 milliards dépensés en 10 ans. Une somme énorme. Cette dénonciation a fait grand bruit et les réseaux sociaux en avaient tremblé.
Ce mercredi 6 mai 2026, alors que l’on s’y attendait le moins, le Conseil des ministres a surpris tout le monde avec la dissolution de la CEI. A quoi doit-on s’attendre à présent ? La voix de l’opposition sera-t-elle entendue dans la mise en place d’une autre structure chargée de gérer les élections en Côte d’Ivoire ? Le pays croise les doigts.
Paul D. Tayoro



