Au lendemain de l’annonce de la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI) lors du Conseil des ministres du mercredi 6 mai, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a officiellement pris position. Dans un communiqué produit ce jeudi, 7 mais 2026, la formation politique dirigée par Charles Blé Goudé salue cette décision tout en fixant ses conditions pour la suite du processus.
Pour le gouvernement, cette dissolution marque le point de départ d’un nouveau mécanisme électoral destiné à assurer des scrutins apaisés et une stabilité durable en Côte d’Ivoire. De son côté, le COJEP y voit la confirmation d’une crise de confiance profonde et persistante qui s’était installée vis-à-vis de l’institution sortante au fil des dernières années.
Le parti de l’ancien ministre de la Jeunesse insiste désormais sur l’urgence de définir le visage du futur organe électoral. Le COJEP plaide vigoureusement pour la mise en place d’une institution dotée d’une indépendance réelle, soustraite aux pressions politiques. Selon la déclaration, ce nouvel organe devrait être composé de personnalités sélectionnées pour leur compétence technique, leur intégrité morale et leur neutralité absolue.
En conclusion, le COJEP exhorte les autorités à ouvrir un dialogue politique inclusif. L’objectif : aboutir à une réforme électorale consensuelle, seule voie capable de restaurer la confiance entre les acteurs et de garantir des élections dont les résultats seront acceptés par tous.
Gervais N’Guessan



