Dans un rapport relatif à l’élection présidentielle prévu le 25 octobre 2025 que le représentant de l’ONU pour l’Afrique de l’ouest a adressé au Secrétaire Général et au Conseil de Sécurité, toutes les parties prenantes sont invitées à créer des conditions propices pour des élections inclusives pacifique et crédibles. Après son passage en Côte d’Ivoire du 16 au 19 avril 2025, M. Leonardo Santos Simao a dressé un rapport qui décrit la situation socio-politique du pays. Dans le compte rendu intitulé « activités du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel », le représentant fait des observations et des recommandations au Secrétaire général et au Conseil de sécurité.
Dans ce document daté du 31 juillet 2025, il explique l’évolution de la situation et les tendances observées en Afrique l’ouest et au Sahel, le point 18 de ce rapport est réservé à la Côte d’Ivoire « les tensions se sont accentuées en Côte d’Ivoire où l’élection présidentielle est prévue pour le 25 octobre 2025. Des personnalités politiques majeures, notamment Laurent Gbagbo, Soro Guillaume et Blé Goudé ont été exclues de la liste électorale par la Commission électorale indépendante (CEI) le 4 juin.
Le 22 avril, un tribunal avait décidé que Tidjane Thiam, candidat à l’élection présidentielle et chef du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) devait être radié de la liste électorale au motif qu’il avait perdu sa nationalité ivoirienne en acceptant la citoyenneté française en 1987 ». Le représentant de l’ONU qui a pour missions principales le maintien de paix et de sécurité, craignant les violences électorales qui se pointent à l’horizon, a proposé des solutions allant dans le sens de l’apaisement.
Il suggère « au président de la République Ouattara de trouver avec les candidats et les représentants de l’opposition, ainsi que les principales parties prenantes, afin de promouvoir un dialogue à la tenue d’élection pacifique. Il a gardé contact avec les principaux acteurs politiques afin de préserver la paix, de sauvegarder les acquis économiques et de prévenir les violences liées aux élections ».
La classe politique française n’est pas non plus indifférente à la situation politique en Côte d’Ivoire. Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, apporte son soutien au peuple ivoirien : « Soutien au peuple ivoirien qui refuse la présidence à vie d’Alassane Ouattara et exige la relaxe des opposants et le rétablissement de leurs droits à la candidature. La France ne doit plus se mêler des élections en Côte d’Ivoire ». Quant à Louis Aliot du Front National (FN), il écrit : « peut-être que la France de Emmanuel Macron devrait demander à son ami le président de Côte d’Ivoire (83 ans) de respecter le pluralisme démocratique… Donner des leçons à la planète entière, c’est bien, mais à ses amis » ?
Reine Titi



