Le PDCI-RDA et le PPA-CI peuvent pousser un « Ouf » de soulagement. La marche prévue le 2 août 2025 et interdite par le préfet d’Abidajn, aura finalement lieu le samedi 9 août, à partir de 7 heures, à Yopougon. Le parcours déterminé part du terminus 40, près de l’ancien cinéma SADIGUIBA, à la place FICGAYO. C’est une première victoire qu’annonce le député du PPA-CI, Moukila Dago, sur sa page Facebook. Cette autorisation aura connu un parcours des plus intrigants.

D’abord, après une première rencontre avec les organisateurs, le préfet d’Abidjan avait carrément interdit cette marche visant à réclamer une élection présidentielle inclusive, transparente et juste, avec une CEI réformée, une liste électorale auditée et la révision de la liste électorale pour le compte l’an 2025 comme le stipule la Constitution. Selon Andjou Kouao, préfet d’Abidjan, l’itinéraire choisit n’était pas bon. Pas plus que la Place de la République où un meeting était prévu. Mais l’endroit se trouve à une centaine de mètres du Palais de la Présidence. Le préfet a donc dit non, en soutenant que la marche ne pouvait pas bénéficier de l’encadrement sécuritaire nécessaire, parce que les éléments des Forces de défense et de sécurité se trouvent presque tous à Bouaké où la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire doit avoir lieu ce 7 août 2025.
Cette victoire ne fait pas oublier que, dans la matinée du mardi 05 août 2025, Damana Pickass, Koua Justin, Dahi Nestor et Blaise Lasme sont tous convoquée à la Préfecture de police, à 10 heures. Ils sont priés de s’y rendre en compagnie de leurs avocats. C’est dire que quelque chose de sérieux se prépare. En effet, dans la nuit du vendredi 1er août 2025, des incidents se sont produits provoquant, selon les autorités, un blessé grave, un autobus incendié et un véhicule de patrouille de la police nationale détruit.
11 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire. L’enquête se poursuit. La convocation des cinq dirigeants du PPA-CI ne dit pas clairement qu’elle est liée à cette affaire.
Paul D. Tayoro



