La salle de réunion de la préfecture de Soubré a abrité, ce lundi 14 juillet 2025, une importante séance de sensibilisation relative à l’Enquête Agricole 2025-2026. Cette rencontre s’est tenue sous la présidence de Mme YAPO Chia Annick, Secrétaire générale 2 de préfecture, représentant le préfet de région, préfet du département de Soubré, Kouamé Bi Kalou Clément. Organisée dans le cadre du dispositif national de collecte de données agricoles, cette séance a réuni les autorités administratives, les représentants des structures agricoles locales, les chefs de villages, les coopératives, ainsi que les agents recenseurs désignés pour l’opération.
Dans son allocution d’ouverture, Mme YAPO Chia Annick a souligné l’importance stratégique de cette enquête et insisté sur la nécessité pour tous les acteurs concernés de coopérer pleinement avec les enquêteurs. Madame YAPO Chia Annick a aussi invité tous les participants à être des relais de l’information pour assurer le succès de cette enquête.
Le Directeur régional de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières a ensuite présenté les modalités pratiques de l’enquête, les outils de collecte utilisés (tablettes, questionnaires numériques), ainsi que le calendrier de déploiement dans la région de la Nawa. Il a expliqué qu’en vue de renforcer la sécurité alimentaire et de disposer de données fiables sur le secteur agricole, l’État de Côte d’Ivoire, à travers le MEMINADERPV, a initié depuis 2024, des modules complémentaires du recensement des exploitants et exploitations agricoles qui a lieu en 2025.
« Pour réaliser donc cette enquête en 2025, une mission de sensibilisation est initiée par la Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’informatique dudit ministère. Et c’est dans ce cadre que cette séance se déroule ce jour », a situé Boidi N’Guetta Gérard. Avant de procéder à une présentation sur la méthodologie de l’enquête agricole annuelle de production incluant le module Revenu -Main d’œuvre -Productivité 2025-2026. A l’entendre, une première phase (visite après semis), prévue du 7 juillet au 17 août, consistera à identifier le nombre de ménages agricoles, les parcelles, la main-d’œuvre, la liste des cultures, etc.
La seconde phase (visite après récolte), prévue du 21 août au 7 octobre, permettra de mesurer la production, d’en connaître la destination et le coût, puis de recueillir également des informations environnementales. Pour une meilleure réalisation de cette enquête, Monsieur Boidi N’Guetta Gérard a sollicité l’appui des membres du corps préfectoral pour la délivrance des lettres d’introduction aux agents enquêteurs, la mobilisation des forces de l’ordre pour faciliter et sécuriser leurs déplacements et surtout pour participer à la sensibilisation.
Aux autorités coutumières, il a demandé de faciliter l’intégration des agents auprès des populations, d’encourager la disponibilité des personnes concernées durant la collecte et de sécuriser également les déplacements, car certaines personnes refusent encore de s’enregistrer. La séance s’est achevée par des échanges fructueux au cours desquels plusieurs préoccupations ont été soulevées, notamment sur la confidentialité des données, la transparence du processus et la nécessité d’une large sensibilisation des populations rurales.
Quant à Monsieur Kamaté Amara, Chef de mission de la délégation du MEMINADERPV, il a rassuré l’assemblée sur les efforts consentis par l’État de Côte d’Ivoire de se rapprocher des populations à travers ces opérations, qui à long terme, permettront de produire une cartographie agricole. » Pour l’heure, il s’agit d’obtenir des données fiables par région et par département, soulignant que les données restent confidentielles et que la mission se charge de transmettre les résultats à la hiérarchie pour les besoins de prise de décision.
Notons que l’enquête agricole 2025-2026 s’annonce comme un jalon important pour une planification plus efficiente du secteur agricole en Côte d’Ivoire.
GINA GBAVONHI



