La route précède le développement, a-t-on coutume de dire. Une assertion qui ne concerne pas le département de Taï, ville située à plus de 85 kms de Guiglo, le chef-lieu de la région du Cavally. A chaque saison des pluies, c’est la désolation, voire le calvaire des populations du fait de l’état de dégradation très avancée et de l’état piteux de la route.
Pas un seul jour sans que l’on ne voie des véhicules s’embourber. Des automobilistes sont obligés d’abandonner leurs engins sur les routes pendant des jours avant de trouver une solution. Cette situation plonge le département de Taï dans l’isolement total. En cette période de pluies diluviennes, toutes les activités économiques sont au ralenti. En cas de maladie grave ou d’accouchement difficile, impossible d’évacuer les malades à Guiglo la capitale régionale.
Et pourtant en 2023, le chef de l’Etat avait fait la promesse aux populations de bitumer l’axe Guiglo-Taï. Deux ans plus tard, le constat est amer. Les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer. La route de Taï n’existe que de nom. Faisant de ce département aux riches potentialités touristiques mondiales (Parc national Forêts classées), un département abandonné. Taï qui aura tout donné au pouvoir actuel paie actuellement le prix de son adhésion au RHDP. La plupart des élus, maire, sénateur sont tous du RHDP.
Que fait donc la ministre d’Etat Anne Désirée Ouloto, fille de la région du Cavally et le ministre des infrastructures économiques Amédée Kouakou pour sortir Taï de sa léthargie chronique ?
Dié Tahi



