Le quartier Kennedy 2, à Daloa, est sous le choc. Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre 2026, une jeune femme de 26 ans, D. Lou Fabienne, dite « Fabi », a trouvé la mort après une violente querelle avec son compagnon.
Une relation minée par la jalousie
Fabi gérait un maquis. Elle était originaire de Bahoulifla, un village situé à 16 kilomètres de Vavoua. À Daloa, elle partageait avec son compagnon, S. Arthur, boulanger du même âge, une maison de deux pièces à Kennedy 2.
Selon des sources proches du dossier, le couple traversait une période difficile. Le jeune homme soupçonnait sa compagne d’infidélité. Elle aurait toujours nié. Ces soupçons nourrissaient des disputes à répétition.
Jusqu’ici, la tension retombait à chaque fois. Les deux partenaires finissaient par se réconcilier. La nuit du 27 au 28 octobre a pourtant pris une tout autre tournure.
Ce que disent les premiers éléments de l’enquête
D’après les premières déclarations attribuées à S. Arthur, la dispute aurait dégénéré. Il aurait saisi une bouteille et frappé Fabi à la tempe. Sous la violence du choc, la jeune femme se serait effondrée dans le salon.
Des voisins affirment qu’il aurait ensuite pris une douche et changé de vêtements, les siens étant tachés de sang. Au petit matin, on l’a retrouvé en pleurs près du corps de sa compagne. Ces circonstances restent à confirmer.
Prévenue, la police s’est rendue sur place. Après les premières constatations, elle a interpellé S. Arthur. Le procureur de la République a été informé. L’enquête a été confiée à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Daloa, chargée d’entendre les témoins et de reconstituer le déroulé exact des faits.
Un nouveau signal d’alarme
À Daloa, capitale du Haut-Sassandra, cette affaire rappelle une réalité douloureuse. Des soupçons d’infidélité ne justifient jamais le recours à la violence. Une dispute de couple ne devrait jamais se solder par un décès.
Fabi avait 26 ans. Sa mort laisse une communauté en deuil. Les enquêteurs devront désormais établir les responsabilités de chacun, pour permettre à la justice de se prononcer.
Kevin AKA



