Le retour de Tidjane Thiam en Côte d’Ivoire n’a toujours pas de date. Une récente déclaration du porte-parole du PDCI-RDA, Bredoumy Soumaïla, relance les interrogations. Son message est clair : sans garanties, le président du parti ne rentrera pas.
Le PDCI-RDA exige des garanties de sécurité
Bredoumy Soumaïla assure que l’éloignement de Tidjane Thiam n’a rien d’un choix de confort. Selon lui, le président du parti vit cette situation à contrecœur. Il pose une condition simple : obtenir une assurance. Dès qu’elle sera donnée, affirme-t-il, le retour suivra « le lendemain ».
Le porte-parole élargit aussi le sujet. Pour lui, la sécurité ne dépend pas uniquement de l’État. Des extrémistes sans lien avec le gouvernement pourraient représenter une menace. Et c’est précisément ce risque qu’il juge le plus dangereux.
Une nationalité contestée à l’origine de l’exil
Que reproche-t-on exactement à Tidjane Thiam ? Tout part d’un différend sur sa nationalité. En avril 2025, la justice et le gouvernement ivoiriens ont mis en doute son statut d’Ivoirien. Ils s’appuient sur l’article 48 du code de la nationalité.
Ce texte concerne l’acquisition d’une autre nationalité. Tidjane Thiam a obtenu la nationalité française en 1987. Les conséquences ont été immédiates : sa demande de certificat de nationalité a été rejetée, et son nom a disparu de la liste électorale.
Depuis, le président du PDCI-RDA vit en exil. Il s’est d’abord installé en Europe, puis aux États-Unis. Il dit craindre une arrestation s’il revenait tout de suite à Abidjan. C’est ce qui le tient, pour l’instant, loin du pays.
Kevin AKA



