Le gouvernement ivoirien a annoncé une hausse des tarifs des carburants dès le 1er août 2026. Le litre de Super passe à 905 FCFA et celui du Gasoil à 725 FCFA. Cette augmentation contenue s’explique par la crise pétrolière internationale déclenchée fin février 2026. Le conflit au Moyen-Orient et les perturbations dans le détroit d’Ormuz ont fait s’envoler les cours du baril, qui ont atteint des sommets au printemps avant de se stabiliser à un niveau toujours très élevé.
Aucune nation n’a échappé à cette hausse globale. En Côte d’Ivoire, les prix avaient d’abord été bloqués jusqu’en avril avant un premier ajustement en mai. Sans l’intervention publique, les tarifs d’août auraient pu grimper jusqu’à 1 120 FCFA pour le Super et 894 FCFA pour le Gasoil. Le gouvernement a préféré limiter la hausse à seulement 30 FCFA pour le Super et 25 FCFA pour le Gasoil. Cette mesure de soutien a nécessité un effort financier estimé à près de 200 milliards de FCFA à la fin du mois d’août.
Même si les récentes découvertes de gisements comme Baleine ou Calao laissent entrevoir une plus grande autonomie future, la production locale actuelle reste modeste avec 75 000 barils par jour. Le pays vise 200 000 barils d’ici 2030, puis 500 000 en 2035. Aujourd’hui, ce volume ne permet pas de compenser les secousses du marché mondial. En adaptant modérément les tarifs, les autorités cherchent ainsi à équilibrer les finances publiques tout en protégeant le pouvoir d’achat des citoyens face à une crise internationale majeure.
Gervais Kouassi



