Les Éléphants de Côte d’Ivoire ont pris le meilleur sur les Ecossais, 1-0, dans leur second match amical de préparation de la Coupe du monde 2026, le 31 mars, à Liverpool, en Angleterre. Toute l’équipe ivoirienne du 1er match contre la Corée du Sud, le 28 mars, a été remplacée par le sélectionneur Émerse Fae. Le gardien de but, Alban Lafont, et les autres absents ou remplaçants ont ainsi eu leur temps de jeu. Les Ecossais ont engagé les hostilités avec une défense à 3 et un pressing haut durant les 10 premières minutes.
Le schéma tactique 4-3-3 est connu et prévisible
Les visiteurs, gênés dans la sortie de balles, ont ouvert le score sur leur deuxième offensive à la 13e minute par Nicolas Pépé. En seconde période, les Ecossais frustrés ont relancé la défense haute en mettant la pression sur toutes les lignes pour égaliser, mais les Éléphants ont résisté et le coup de sifflet final est intervenu sur l’unique réalisation de Nicolas Pépé.
Le parcours est parfait pour les Éléphants dans cette fenêtre FIFA : deux victoires en autant de rencontres (4-0 face à la Corée du Sud). Contre l’Écosse, les leçons mettent prioritairement en lumière l’équilibre des potentialités chez tous les joueurs de la sélection. Ils peuvent, de façon indifférenciée, avoir des performances de niveau équivalent quel que soit l’adversaire.
Ensuite, il apparaît que le schéma tactique traditionnel (4-3-3) est connu de tous les adversaires et bien prévisible. Son levier demeure les ailiers Simon Adingra, Amad Diallo, Yan Diomandé, Nicolas Pépé, Bazoumana Touré et maintenant Martial Godo ou Bénie Traoré. Il suffit alors de les bloquer et avancer la ligne d’attaque en face de la défense des Éléphants durant toute la partie et les relances se compliquent puis entraînent des erreurs fatales. Par exemple, contre l’Egypte en quart de finale de la CAN 2025 (défaite 2-3) ou face à l’Arabie Saoudite, en amical le 14 novembre 2025 (défaite 0-1).
Corriger les déchets dans les transmissions
Ainsi, il faudrait peaufiner l’option alternative essayée dans les 25 dernières minutes contre l’Écosse. La défense à trois avec Bazoumana Touré et Wilfried Singo en pistons, après l’entrée en jeu de Guela Doué et Emmanuel Agbadou, aux côtés d’Odilon Kossonou (en 3-5-2 même si Bazoumana Touré était perturbé). De plus, corriger les déchets dans les transmissions défensives, la pernicieuse conservation de balle de Christ Inao puis son excès d’engagement, la lenteur du milieu de terrain et surtout le jeu solitaire de Nicolas Pépé, Martial Godo et Evann Guessand (face aux Coréens) ou Elie Wahi. Ce dernier s’est plaint de Pépé qui l’a ignoré sur une phase de jeu à la 44e minute avant de le faire à son tour à Bazoumana Touré, à la 56e minute.
L’équipe manque de vivacité et de concentration dans les transmissions puis n’a toujours pas de solution au poste d’avant-centre. Par ailleurs, les satisfactions sont la force mentale révélée contre l’Écosse (réponse athlétique et conservation du résultat), la qualité du repli défensif (sur les deux matchs), l’efficacité offensive avec la progression du jeu collectif, le dépassement de fonction de certains joueurs et la solidarité du groupe dans l’épreuve.
K. Gabriel



