La secrétaire Séry Lago Cécile vient de publier son premier ouvrage intitulé » La tragédie de Djêzron ». L’auteure dénonce non seulement la polygamie et la mauvaise pratique de la politique, mais aussi, elle montre à quel point la haine et la colère peuvent conduire au crime. Parcourir cette œuvre, c’est faire la cure de l’âme. Bref, c’est une thérapie.
Paru aux éditions EDILIS en Côte d’Ivoire, à travers son œuvre » La tragédie de Djêzron », Séry Lago Cécile étale les inconvénients de la polygamie. Selon l’auteure, la polygamie engendre la jalousie, la jalousie produit la haine. Et, la haine démesurée conduit au crime.
Ici, il s’agit de l’histoire de la famille du riche planteur Zégoua Kaplanin, qui a épousé deux femmes : Tranan Viézan et Gonézié Faizan. Gonézié
ne faisait que de fausses couches. Pour elle, c’était sa coépouse Tranan qui était à la base de cela. La haine injustifiée qu’elle portait dans son cœur contre sa coépouse la poussa à l’assassiner. Le comble, c’est que Djêzron, l’enfant que Gonézié portait pendant son meurtre, a payé le prix, l’innocent.
Séry Lago Cécile a dît que « La haine est un monstre, un monstre hideux. ». Elle ne l’a pas dit en vain. Elle a démontré ce fait dans son œuvre. Comment la haine peut pousser au crime ? Les enfants de Tranan, surtout ses trois filles, gouvernées par la haine, n’ont jamais pu pardonner à la meurtrière de leur mère, Gonézié Faizan. Elles voulaient donc assassiner Djêzron, le fils de Gonézié, pour se venger. Pourtant, il avait une étoile particulière. Ce qui a entraîné la destruction totale de leur famille, la famille Zégoua.
Par ailleurs, par le truchement de cette œuvre, l’auteure alerte le commun des mortels sur les effets néfastes de trois vilains sentiments : la colère, la haine et l’orgueil. » Ces trois sentiments sont à l’origine de tous les drames que connaît le monde. », a-t-elle martelé.
Séry Lago Cécile a produit une œuvre de très belle facture d’un volume de 160 pages. Elle promet la publication de son deuxième ouvrage intitulé » Affoussatou, la fille du général ».
César Kouakou



