Une situation pour le moins inhabituelle s’est produite au sommet de l’Assemblée nationale ivoirienne. Deux communiqués officiels, publiés le même jour et portant sur la séance inaugurale de la nouvelle législature, se contredisent ouvertement, laissant planer le spectre d’une crise institutionnelle.
Le premier communiqué, signé par le Secrétaire général de l’Assemblée nationale, Diomande Aboubacar, annonce la convocation des députés élus lors du scrutin législatif du 27 décembre 2025 à la séance inaugurale avec pour ordre du jour l’élection du Président de l’Assemblée nationale. Quelques heures plus tard, un second communiqué, signé cette fois par le Doyen d’âge des députés, Mamadou Diawara, invalide purement et simplement cette convocation, la déclarant « nulle et de nul effet ».
Cette divergence intervient dans un contexte politique sensible, marqué par une élection très attendue du Président de l’Assemblée nationale, qui pourrait opposer le président sortant, Adama Bictogo, à Brahima Ouattara, frère cadet du Président de la République, Alassane Ouattara. Plus qu’un incident administratif, ces communiqués contradictoires apparaissent comme le symptôme de tensions liées aux enjeux de succession à la tête de l’institution parlementaire.



