Partie de la Côte d’Ivoire par un vol régulier le mercredi 26 novembre 2025, Simone Ehivet Gbagbo est rentrée du Ghana ce mardi 9 décembre 2025, en début d’après-midi. Elle a été accueillie à son domicile par les premiers responsables du Mouvement des générations capables (MGC), qui lui ont exprimé toute leur amitié. « Je vous remercie d’avoir gardé la maison durant mon absence. J’étais régulièrement informée sur vos activités », a-t-elle dit, avant de donner des informations sur son séjour dans ce pays voisin.
A son arrivée à Accra, la présidente du MGC a été reçue par la première conseillère et le responsable du protocole de l’ambassade ivoirienne. Ils ont également été là à son départ. L’Etat ghanéen a, pour sa part, mis à sa disposition, une aide de camp et deux motards.
La raison de ce déplacement était de participer aux obsèques de Mme Jerry Rawlings avec qui elle était liée. « Le Ghana a su l’honorer et cela faisait plaisir. Le président de la République, la vice-présidente, les anciens chefs d’e l’Etat, le clergé et les ambassadeurs des pays étrangers, tout le monde était là. Elle est membre de la Cour royale. Une centaine de personnes sont donc venue de Koumassi. La cérémonie a été longue mais très belle », a témoigné la présidente du MGC qui était placée à côté de Mme Searlef du Liberia.
Au lendemain de la cérémonie, Simone Gbagbo a rendu une visite de courtoisie aux enfants de la défunte. Ils se connaissaient depuis plusieurs années. « Mme Rawlings est venue me voir avec ses filles, lorsque je séjournais chez Gado, à Accra », a-t-elle souligné.
Fait marquant, celui qui faisait office de protocole lors des obsèques, est un ancien général. Il était à Abidjan, à l’époque de l’ONUCI. Il s’est présenté à Simone Gbagbo qui avait du mal à le reconnaitre. « Je suis allé à l’hôtel du Golf pour vous dire que votre mari, le président Gbagbo, allait être transféré à Korhogo. Vous m’avez opposé un refus catégorique. Malgré toutes mes explications, vous êtes restée ferme, vous m’avez chassé ». Simone Gbagbo s’en souvient. « C’est seulement le lendemain que les rebelles sont venus le chercher de force ». Cependant, elle retient que « tout cela est pardonné. On a plaisanté par la suite ».
Paul D. Tayoro



