« Il n’y a jamais de jours fériés pour parler de la paix » déclarait Selin Komian Ange, président de la jeunesse de Konankro à Divo, « il n’y a jamais de jour férié pour parler de paix ». Il s’est exprimé ainsi le Samedi 06 Décembre 2025, lors de l’atelier de sensibilisation pour des élections apaisées organisé par les ONG RAPE (Réseau Action Paix et Environnement) et le TIL (Réseau Ivoirien des Leaders), dans un complexe hôtelier au quartier Millionnaire sur le thème : « La paix avant, pendant et après les élections quelle contribution citoyenne ? »
Cet atelier d’échanges avec plusieurs présidents de jeunesse des quartiers, de leaders d’opinion, de responsables des jeunes de partis politiques dans la commune de Divo, s’est tenue en présence du représentant du sous-préfet de DIVO, du Directeur régional de la jeunesse des sports et service civique, Zan Bi Djè et du pasteur Jean Ani, président du Forum des confessions religieuses de Divo. Pour mieux se sentir dans le débat les organisateurs ont baptisé ce cadre au nom du « Café citoyen ».
L’occasion a donc été donnée à la jeunesse de Divo de s’exprimer sur les maux qui minent leur quotidien tout en proposant des solutions pour freiner la violence en période électorale. Pour Mlle Gon Edwige, les jeunes sont manipulés parce qu’ils sont sans emploi. Selon elle, les politiciens profitent de leur état de précarité pour leur faire des propositions indécentes et les pousser à attaquer aux autres qui ne partagent pas leur idéologie. Elle invite par ailleurs les leaders à poser des actes concrets en créant des usines pour occuper sainement les jeunes.
Gnakouri Kadji Roméo un des leaders du quartier Vatican a pointé du doigt la responsabilité de l’État qui ne fait pas assez d’effort pour le suivi de la redistribution des Fonds alloués au financement des projets de la jeunesse, plus singulièrement celle de Divo. Ce défaut crée, selon lui, une oisiveté accrue exposants ainsi les jeunes à toutes les tentations.
« Les populations sont divisées par que les politiciens le sont eux-mêmes (…) », a soutenu Tédjé David. Il soutient que dans les temps anciens, les politiciens parlaient pratiquement le même langage. Du coup, cela avait un impact positif sur le vivre ensemble. Les avis étant différents au cours de ce débat pour Yao Konan, membre d’une des ONG organisatrices, a, pour sa part, avancé que la pauvreté ne devrait pas rendre la jeunesse idiote. Pour lui, elle devrait éviter de céder à toutes tentations. Les organisateurs ont invité les jeunes à plus de responsabilité, à éviter les propos haineux tout en mettant l’intérêt de Divo en priorité.
Elysée GOHOUA correspondant régional



