Le Mouvement des Générations Capables (MGC) présente 15 candidats auxquels il faut ajouter une demi-dizaine d’indépendants, à l’élection législative du samedi 27 décembre 2025. Afin de préparer tous ses représentants à cette joute, le parti a organisé, le mardi 25 novembre 2025, une séance de formation à l’endroit des candidats de ce parti.
Qui est le député et quel est son rôle ? Comment mener une campagne électorale locale pour se donner le maximum de chances ? Qui sont les alliés du MGC pour cette élection législative ? Quelles sont les qualités à développer pour un candidat de gauche ? Autant de thèmes développés au cours de cette session qui a rassemblé une centaine de personnes avec, à leur tête, Simone Ehivet Gbagbo, présidente du MGC, qui a pris une part très active aux travaux.
Veh Emile, ancien député et responsable de la formation politique au sein du parti, a défini la proposition de loi et le projet de loi. Selon lui, quand on est député, il faut s’instruire. « En Côte d’ivoire, il n’y a pas d’assistant parlementaire qui donne des explications et aide à produire des textes. Il faut donc s’instruire », a-t-il dit avant de dénoncer le manque de connaissance qui fait que l’on bloque une loi uniquement parce qu’on est de l’opposition. « Quand une loi est bonne, il faut la voter… Le rôle du député est de légiférer, de représenter et de défendre la nation », a-t-il poursuivi.

Il a également donné des précisions sur les commissions d’enquêtes, les missions d’information ainsi que les questions parlementaires qui peuvent être écrites ou orales. Aux dires de Veh Emile, il est important d’avoir un groupe parlementaire. On y prépare les stratégies qui vont permettre de faire passer les idées du parti.
Lorsque le député est en vacances parlementaires, son rôle n’est pas fini. Il doit avoir un bureau dans sa circonscription pour rencontrer les populations, les aider dans les démarches administratives, leur donner des informations. « Vous voyez ce que fait le député Assalé Tiémoko ? Il intervient sur tout ce qui concerne la vie des populations. Il le fait parce qu’il est député. Si par exemple on construit quelque chose de mauvais pour l’environnement, le député peut exiger une enquête d’impact environnemental et faire arrêter les travaux ».
L’ancien député et ancien ministre Sécré Richard a, lui, prodigué de précieux conseils aux « brebis envoyées dans une meute de loups ». A sa suite, Koffi Koffi Lazare a expliqué que celui qui veut être député doit être courageux. Et il en donne les raisons. « Dans une circonscription, on a découvert du titane. Mais je n’ai pas entendu à l’Assemblée nationale, quelqu’un dire ce que les populations locales y gagnent. Ces populations vivent de pêche. On les dégage à cause du titane et on les envoie dans des terres où il n’y a pas d’eau. Cet exemple est un sujet pour un député », a-t-il dit.
Koffi Koffi Lazare affirme également que si, par exemple, dans une région, l’adversaire veut instaurer des hors-bords à la place des pinasses gérées par les populations en disant que cela est plus sain, le candidat de gauche peur également proposer les hors-bords. Mais la différence sera que ces engins doivent être la propriété des populations.
« Ceux qui avaient les pinasses auront désormais des hors-bord grâce à vous. C’est cela un élu de gauche. Le député doit être un homme de dossier. Il doit maîtriser la monographie de sa région. Il doit être accueillant et disponible pour la population. Au lieu d’organiser des tournois de foot, il faut soutenir les projets économiques pour les gens ». Les participants ont été informés que le MGC a des alliés sur le terrain. Le COJEP, ICONE, Pour la Côte d’Ivoire, Objectif république et l’AIRD.
Paul D. Tayoro



