Une importante réunion d’information et de sensibilisation s’est tenue ce vendredi 14 novembre 2025 dans la salle de conférence de la préfecture de Méagui. Présidée par le préfet du département, Monsieur Paha Timothée, cette rencontre a réuni directeurs et chefs de services, ainsi que des représentants des communautés locales. Un point unique figurait à l’ordre du jour : l’appui à apporter au Fonds National de Lutte contre le SIDA (FNLS).
Selon le préfet, qui relayait les orientations nationales, le ministère de la Santé a décidé d’impliquer davantage les populations dans le financement de la lutte contre le VIH/SIDA, à la suite du retrait de la subvention des États-Unis, jusque-là l’un des principaux soutiens du programme. « Pour combler ce déficit et garantir la continuité des actions, le gouvernement a instauré des timbres de solidarité, en vertu de l’arrêté n°0461/MIS/CAB du 7 octobre 2025 », a rappelé, le préfet. Soulignant que ces timbres, d’une valeur de 100 FCFA et 500 FCFA, seront proposés aux usagers des services publics et privés générant des documents facturés ou des reçus.
A l’entendre, sont concernés, entre autres, les mairies, sous-préfectures, préfectures, hôpitaux publics, ainsi que les structures privées opérant dans des secteurs similaires.
Après avoir présenté le cadre légal de la mesure, le préfet a donné la parole à Monsieur Jean-Baptiste Zigbé, chef de cabinet et chargé du suivi de l’opération, qui a détaillé les modalités pratiques aux participants. La rencontre s’est ensuite ouverte à un échange avec la salle, permettant aux différents responsables d’exprimer préoccupations, suggestions et propositions pour une meilleure sensibilisation des populations.
Les autorités locales soulignent que cette contribution citoyenne pourrait représenter une véritable bouffée d’oxygène pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, particulièrement dans un département comme Méagui où l’on dénombre plus de 3 000 personnes infectées, selon les données de la direction départementale de la Santé.
Des actions de communication et de mobilisation sont prévues dans les prochains jours, notamment à l’approche du 1er décembre, célébré comme Journée mondiale de lutte contre le SIDA.
Gina GBAVONHI



