A quelques heures du lancement de la campagne électorale, Simon Pierre Kacou, médecin, donne des éclairages sur l’importance de la couverture médicale dans les manifestations politiques.
La Côte d’Ivoire se prépare à aller à des campagnes électorales. Est-il important de prendre des dispositions médicales durant les meetings et les mouvements de foule qui seront observés ?
Oui, cela est très important. Il va y avoir de grands rassemblements au cours desquels certaines personnes vont avoir des malaises. Il faudra leur prodiguer les premiers soins pour qu’ils puissent poursuivre l’activité.
Quelles les dispositions générales à prendre avant l’organisation d’un meeting ?
Dans un premier temps, il faut prendre contact avec des agents de santé qui vont participer à la couverture médicale. Ensuite, il faut prévoir une ambulance pour assurer l’évacuation, devant un cas compliqué, dans le centre le plus proche, pour une bonne prise en charge.
Il faut, avant, faire la liste des médicaments qui vont être utilisés sur place. Enfin, se déporter sur l’espace et se positionner de telle sorte que tout malade soit transféré au point d’observation pour les premiers soins. S’il reprend, il continue les activités. Mais si on n’arrive pas à la faire reprendre, on l’évacue dans un centre plus proche.
Quels types de médicaments faut-il généralement prévoir pour organiser un meeting ?
Les médicaments que nous prévoyons sont ceux qui sont destinés à remonter les personnes fatiguées. Il faut de l’eau. Ensuite du sucre parce que des gens peuvent tomber en hypoglycémie s’ils n’ont rien mangé. Ils peuvent s’affaiblir et s’écrouler. D’autres peuvent avoir des maux de tête. On a donc également des paracétamols pour calmer ces douleurs. D’autres encore viennent avec des problemes de tension. Des médicaments doivent être prévus pour traiter la tension.
On leur conseille de manger avant de venir au meeting. La nourriture est d’abord un médicament.
Et s’il s’agit d’une marche au lieu d’un meeting ?
C’est la même chose. Nous prenons les mêmes dispositions. La différence, ici, est que nous sommes en arrière et nous suivons la marche. Ceux qui sont fatigués s’écroulent et nous les récupérons pour les remonter. Nous suivons la marche mais avec les mêmes médicaments. Il faut de l’eau, du sucre, de la vitamine C pour les remonter au fur et à mesure que la marche avance.
En tant que médecin, quels conseils donnez-vous à un militant qui se rend à un meeting politique ?
S’il traîne une pathologie chronique et s’il est sous traitement, qu’il prenne d’abord ses médicaments. Il doit avoir ses médicaments sur lui afin de se donner les premiers soins en cas de besoin. Ensuite, il faut qu’il mange assez avant de venir au meeting. Il y en a qui ne mangent pas et quand ils ont faim, ils s’écroulent. Il faut toujours une bouteille d’eau pour boire afin remplacer l’eau qu’ils perdent au cours de ces manifestations.
Interview réalisée par Paul D. Tayoro



