L’édition 2025 de la semaine nationale des personnes sourdes a été lancée ce mercredi 1er octobre à la bibliothèque d’Agboville, le chef-lieu de la région de l’Agnéby-Tiassa.
Le président régional des personnes en situation de handicap, Hangbé N’gou Alphonse, par ailleurs conseiller municipal à la mairie d’Agboville, a saisi l’organisation de cette activité pour faire un plaidoyer pour l’institution de la langue des signes dans tous les domaines de la vie, en raison de l’état de santé des personnes sourdes.
« La communication est très importante. Nous avons pour habitude d’organiser nos activités sans tenir compte des sourds. Or les sourds représentent une grande partie des personnes en situation de handicap au sein de l’Agneby-Tiassa. La fédération a décidé de venir ici pour entendre leurs voix, afin que la langue des signes soit instituée dans tout le processus en Côte d’Ivoire », a-t-il lancé à l’endroit des autorités compétentes. Hangbé N’gou Alphonse n’a pas manqué de remercier la 2e adjointe au maire, Mme Gnaly Patricia, pour l’importance accordée à l’organisation de cette activité.
Inspecteur principal à la Direction régionale de l’Emploi et de la protection sociale de l’Agneby-Tiassa, Yapo Firmin a soutenu sans ambages qu’on ne saurait parler de développement inclusif, sans parler de droits à la langue des signes des personnes sourdes. Il a profité de l’occasion à lui offerte pour annoncer l’existence au sein de la direction d’une unité de formation intégrée, qui s’occupe de toutes ces personnes c’est à dire les personnes en situation de handicap. Elle prend en charge les enfants attardés et les personnes de handicap sensoriel, qui ont toutes leurs facultés et qui peuvent aller à l’école. L’EPP Obodjikro est une école inclusive dédiée aux enfants sourds ou non-voyants. Les enfants, qui intègrent cet établissement, sont suivis jusqu’au lycée.
La 2e adjointe au maire de la commune d’Agboville, Mme Gnaly Patricia, a pour sa part recommandé aux personnes en situation de handicap de rester unis, à n’avoir qu’un porte-parole, qu’ils doivent suivre, pour éviter que leurs droits ne soient bafoués. Au nombre desquels on peut citer, entre autres, l’éducation, l’alimentation, le droit à la communication. Ce fut une activité très enrichissante et pleine d’enseignements. Des langages gestuaires ont été appris aux invités. Des bouquins relatifs à l’apprentissage de signes ont été distribués aux autorités.
A J
Leg : le président régional des personnes en situation de handicap, Hangbé N’gou Alphonse



