L’absence de certains candidats dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam sur la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025 anime les débats sur la scène publique actuellement en Côte d’Ivoire et même ailleurs. Des postures s’adoptent et tout le monde parle de stratégie. Aussi, les stratégies peuvent quelques fois être inefficaces, malgré la dextérité de leurs initiateurs et promoteurs. Pour différentes raisons.
Et si actuellement Thiam et Gbagbo avaient tort pour défaut de cohérence et de conséquence. L’un affirme à souhait ne pas être l’envoyé du système capitalise occidental et vouloir diriger de façon souveraine le pays pour le bien-être du peuple. Cependant, il n’a, pour le moment, que recours à cette communauté internationale pour sauver sa candidature. Quid du principe de la redevabilité ?
L’autre récuse le matin, par souveraineté et panafricanisme, les organismes internationaux qu’il accuse à souhait d’avoir cherché à le tuer, et s’en remet le soir à ces mêmes organismes pour sauver sa candidature. Les deux obéissent au processus de la CEI et du Conseil Constitutionnel pour les récuser ensuite parce que non retenus comme candidats. Ces institutions auraient-elles été crédibles si leurs candidatures avaient été retenues ? Et les exemples sont malheureusement légion.
Les deux semblent être aujourd’hui candidats contre les opposants dont les candidatures ont été retenues. Stratégie ‘‘politique’’, manque de lucidité ou egos surdimentionnés ? Et le peuple qu’ils voulaient sauver dans tout cela ? Le pauvre, il peut attendre apparemment. Ou bien le salut du peuple ne passait que par leurs seules personnes ?
Les deux reconnaissent que les élections sont l’une des meilleures expressions de la démocratie, quand elles sont transparentes. Pourquoi alors ne pas travailler à en obtenir de transparentes pour octobre ou un autre mois. Ou bien il s’agissait uniquement des élections où ils sont candidats ?
Le vrai combat était d’avoir leurs noms inscrits sur la liste électorale, obtenir les réformes nécessaires pour une élection crédible et inclusive, et candidater sereinement. Des étapes ont été sautées et il semble trop tard aujourd’hui.
Dans tous les cas, la Côte d’Ivoire continuera d’exister cette Côte d’Ivoire doit être construite par tous ceux qui l’aiment.
La bonne survie politique est l’un des défis cruciaux d’un homme politique et le temps nous dira. En attendant, regardons les offres politiques des candidats en compétition.



