Alors que les débats se poursuivent sur les conditions d’organisation de la Présidentielle de 2025, la CEI est déjà axée sur les législatives. Au cours d’une réunion d’échanges sur la prochaine législature tenue le jeudi 14 août 2025 à Cocody, Coulibaly-Kuibert, président de la Commission électorale indépendante (CEI), a informé avoir proposé au gouvernement, l’organisation des élections législatives, à la date du 27 décembre 2025.
Dans cette rencontre entre les membres de la CEI, les partis ou groupements politiques et les potentiels candidats aux législatives de 2025, des voix se sont élevées pour dénoncer l’empressement de la CEI à organiser les législatives alors que les débats autour de la Présidentielle prévue le 25 octobre 2025, sont encre en cours. En effet, les revendications de l’opposition qui réclame un dialogue politique avec le gouvernement afin d’obtenir des élections transparentes, inclusives et justes, n’ont pas encore rencontré d’oreille attentive. Et les marches, les meetings, les réunions entre partis dans l’opposition et le parti au pouvoir, ne semblent rien pouvoir y faire.
Fait marquant, le président de la CEI a toujours refusé d’organiser une révision de la liste électorale (RLE) en 2025, arguant que cela est techniquement impossible, même s’il s’agit d’une exigence de la loi. Comment Coulibaly-Kuibert qui n’hésite pas à piétiner la loi quand il s’agit de la RLE, peut-il tenir tant à l’organisation des législatives avant le 31 décembre 2025, « pour se conformer aux dispositions des lois ivoiriennes en vigueur, dont la Constitution, en prenant en compte le fait que la prochaine législature de l’Assemblée nationale s’ouvre le 19 janvier 2026 » ? Pourquoi ne respecte-t-il, pas la loi de manière entière et totale ?
Selon lui, la période de dépôt des candidatures pour cette législative, s’ouvre le 1er novembre 2025, quelques jours après la proclamation des résultats provisoires de la Présidentielle d’octobre 2025. Cette période s’étendra sur deux semaines. La campagne électorale pour ces législatives aura lieu du 19 au 26 décembre 2025.
Le président de la CEI a encore annoncé qu’il envisage d’organiser la RLE en 2026. « Une RLE avant la fin de l’année relève de l’impossible », soutient-il pour justifier ce deux-poids-deux-mesures. La loi, en effet, lui exige d’organiser cette RLE en 2025. Sa propension à tordre le cou à la loi, donne du grain à moudre à l’opposition qui lui a retiré sa confiance depuis longtemps, exigeant une réforme totale de la Commission électorale indépendante.
Paul D. Tayoro



