Le 11 août 2025, le procureur près le Tribunal de première instance d’Abidjan a indiqué que, suite à l’incendie d’un bus de la SOTRA et à la dégradation d’un véhicule de police le 1er août, plusieurs personnes avaient été interpellées.
Entendues hors la présence d’avocats, elles auraient cité Messieurs Lida Kouassi Moïse, ancien ministre de la Défense et Koné Boubacar, ambassadeur à la retraite, tous deux cadres du PPA-CI, entraînant le placement sous mandat de dépôt de l’ensemble de ces personnes.
Nous relevons que le placement sous mandat de dépôt de Monsieur Lida Kouassi Moïse, ancien ministre de la République, viole manifestement les dispositions des articles 43 et 44 de la loi n°2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d’ancien président de la République, d’ancien chef d’Etat ou président d’Institution nationale et d’ancien membre du gouvernement, qui prévoient des garanties procédurales spécifiques.
En outre, la mise en scène filmée et diffusée de ces aveux ressemble moins à un acte de procédure qu’à un outil de communication politique, visant à salir l’honneur de nos cadres et à intimider nos militants, en pleine période d’activités intenses du parti et du Front commun contre le 4e mandat anticonstitutionnel voulu par Monsieur Alassane Ouattara.
Qu’il soit clair : ces méthodes spectaculaires n’impressionnent pas un peuple qui a déjà tout subi, et qui assiste à une justice transformée en instrument politique. On ne détournera pas notre attention par des manœuvres grossières, encore moins par des accusations cousues de fil blanc. Le PPA-CI exige que la vérité soit établie dans le respect strict des droits de la défense, et que cesse la mise en cause publique de ses cadres sans preuves.
Notre détermination reste intacte : s’opposer catégoriquement au 4e mandat, défendre les libertés publiques et l’alternance démocratique. Les intimidations et persécutions n’y changeront rien.
Pour le PPA-CI
Me Hbiba Touré



