Simone Gbagbo entend jouer un rôle central dans la recomposition de l’opposition ivoirienne. La présidente du Mouvement des générations capables (MGC) estime pouvoir contribuer à rapprocher des formations aujourd’hui divisées.
Une nouvelle tentative pour rapprocher les partis d’opposition
L’ancienne première dame affiche désormais une ambition claire : favoriser une nouvelle organisation de l’opposition. Cette démarche intervient après l’échec du CAP-CI, qui n’a pas permis de maintenir durablement les différentes composantes autour d’une même plateforme.
Pour relancer le dialogue, Simone Gbagbo a engagé plusieurs rencontres avec des responsables politiques. Le PPA-CI, malgré ses divergences avec le MGC, a notamment été reçu dans le cadre de ces échanges.
D’autres formations ont également participé aux discussions. Le PDCI-RDA, le FPI et l’ADCI figurent parmi les partis concernés par cette initiative visant à rapprocher les différentes sensibilités de l’opposition.
Cette volonté de rassemblement intervient alors que le gouvernement a engagé une réflexion autour de la réforme électorale. Les échanges pourraient aussi prendre en compte les prochaines échéances locales, notamment les élections régionales.
Interrogée sur sa capacité à devenir une figure fédératrice, Simone Gbagbo a assumé cette ambition. « Toute modestie mise de côté, je pense que je peux jouer ce rôle », a-t-elle déclaré.
Simone Gbagbo veut s’imposer comme interlocutrice du pouvoir
La stratégie de Simone Gbagbo s’inscrit aussi dans le contexte politique créé par la présidentielle d’octobre 2026. Candidate lors de ce scrutin, elle avait choisi de participer à l’élection, contrairement aux formations ayant privilégié le boycott.
Cette position lui avait valu des critiques et des accusations de proximité avec le pouvoir. Depuis, la dirigeante du MGC cherche toutefois à maintenir sa place dans le débat politique national.
Son approche repose notamment sur le dialogue. Avant même la fin du CAP-CI, elle avait déjà tenté d’ouvrir des espaces d’échanges entre les différentes forces politiques et le pouvoir.
Cette posture pourrait lui permettre de conserver un rôle dans les discussions sur les sujets institutionnels et électoraux. Elle devra toutefois composer avec les divergences persistantes entre les principales formations de l’opposition.
Kevin AKA



