Depuis lundi 17 novembre 2025, les ministres défendent leurs budgets. L’un des lots les plus importants revient à l‘Education nationale et l’alphabétisation. Mariatou Koné, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, a, à l’unanimité, obtenu son quitus pour le budget 2026 de son ministère. Sa cagnotte s’élève à 1.563.721.366.602 FCFA.
Plus de 1000 milliards ! Ce montant a été mis à sa disposition par la Commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale devant laquelle les membres du gouvernement défendent leur budget pour 2026. C’est le passage obligé avent la plénière qui va définitivement adopter le budget. Il faut cependant dire qu’au vu de ce projet de budget, le secteur de l’éducation nationale et de l’alphabétisation reste le plus budgétivore du gouvernement.
Pour justifier ce montant, la ministre Mariatou Koné a indiqué que les actions prioritaires de son ministère sont la poursuite et la mise à échelle des contrats d’objectif et de performance, l’optimisation de la gestion des ressources humaines par un recrutement régionalisé, ainsi que la promotion des sciences, de la technologie et de l’innovation.
73% du montant global seront consacrés à la prise en charge du personnel, soit plus de 1.150 milliards. L’enveloppe hors personnel s’élève à 408.990.977.901 FCFA. Elle est repartie comme suit : 119.323.634.006 FCFA pour l’administration générale, 84.639.659.000 FCFA pour l’enseignement préscolaire et primaire, 294.053.684.890 pour l’enseignement secondaire général et 775.200.000 FCFA pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle.
Comme on peut le voir, les charges salariales sont sans commune mesure avec les investissements. L’écart abyssal est-il profitable ? Les députés, en accordant à l’unanimité leur confiance à Mariatou Koné, répondent implicitement oui.
Le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique obtient 338,8 milliards. Est-ce assez pour donner au pays une recherche optimale ? Question. Le ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage bénéficie de 182.301.855.312 FCFA.
En attendant les travaux en plénière qui doivent définitivement valider ce projet de budget, l’on peut retenir que l’éducation et la formation professionnelle sot une priorité du gouvernement. La recherche scientifique, elle, se cherche encore.
Paul D. Tayoro



