Les Éléphants de Côte d’Ivoire ont été battus, ce vendredi 14 novembre, à Djeddah 0-1 par l’Arabie Saoudite dans leur 1er match amical de cette fenêtre FIFA. Les ivoiriens ont commis une première erreur sans conséquences à la 5e minute. La deuxième venue de Jean-Philippe Gbamin a été fatale. Leurs hôtes ont ouvert le score à la 8e minute. Pour le groupe d’Emerse Fae, le reste du match sera une pénible litanie de maladresses, de passes imprécises, de peu de mouvements autour du porteur du ballon, de ligne de récupération absente et d’une défense fébrile.
La confrontation a mis au jour les problèmes suivants : Le jeu ivoirien n’a pas de collectif abouti, les nombreuses passes en arrière ralentissent les offensives. L’on est plutôt à la recherche de l’exploit individuel pendant que les Saoudiens, moins doués individuellement, étaient portés par leur système de jeu. Ils ont exercé un pressing haut qui a empêché les Éléphants de bien préparer leurs assauts. La première intrigue s’est ouverte sur l’état d’esprit de certains joueurs. Amad Diallo, Evann Guessand et Parfait Guiagnon. Ils semblent moins engagés en sélection.
Amad Diallo a raté deux occasions nettes de but par manque de concentration. Evann Guessand et Parfait Guiagnon, peu combatifs, n’ont pas suffisamment perturbé les dernières lignes opposées. À côté d’eux, Sébastien Haller, Bayo Vakoun, Emmanuel Agbadou et Guela Doué ont été surclassés. Ensuite, apparaissent les approximations tactiques et les erreurs dans le choix des hommes opérés par Émerse Fae. Que faisait Jean-Philippe Gbamin, un milieu récupérateur au cœur de la défense alors qu’Odilon Kossonou et Ousmane Diomandé se retrouvaient à la touche ?
De plus, il a mis du temps à sortir Guela Doué, neutralisé par son adversaire direct. Le coach ivoirien n’a jamais trouvé la solution au plan de jeu proposé par Hervé Renard. Ce dernier avait densifié son milieu de terrain, verrouillé les couloirs à Amad Diallo et Yan Diomandé avant de placer ses attaquants sous le nez de Yahia Fofana et ses coéquipiers de l’arrière-garde. À un mois de la CAN 2025 et 7 mois du Mondial 2026, les Éléphants sont loin des exigences du haut niveau qui les attend à ces différents rendez-vous. La prochaine rencontre contre Oman le 18 novembre servira à l’esquisse d’un jeu correct en corrigeant les carences.



