mardi, octobre 7, 2025
Google search engine
AccueilActualitéPRESIDENTIELLE 2025 : LES DOULOUREUSES PLAIES BEANTES DU SCRUTIN

PRESIDENTIELLE 2025 : LES DOULOUREUSES PLAIES BEANTES DU SCRUTIN

Le vote pour la Présidentielle 2025 va se faire sans que les recommandations de l’opposition pour plus de transparence ne soient observées. Même pas le dialogue politique.

L’opposition ivoirienne tire la sonnette d’alarme depuis au moins trois ans. Se déployant dans des activités politiques, médiatiques et diplomatiques, elle a, à travers plusieurs coalitions dont la principale est la CAP-Côte d’ivoire, exprimé ses craintes quant au manque total de transparence dans le scrutin du 25 octobre 2025.

Après de nombreuses rencontres et séances de travail, un courrier a été envoyé au président de la République le 26 septembre 2024 pour solliciter l’ouverture d’un dialogue politique. Les points identifiés pour être débattus étaient le découpage électoral, la liste électorale, la commission électorale indépendante (CEI), le code électoral, le financement des élections, la réforme constitutionnelle, la communication ou la gestion du service public de l’information et la sécurisation des élections.

Devant la sourde oreille des gouvernants, la CAP-Côte d’ivoire tire la sonnette d’alarme et dénonce « Le ratage de la dernière mise à jour du fichier électoral, le refus de la révision de la liste électorale avant les élections, tel qu’envisagé par la CEI en 2025, la collusion à peine voilée entre le parti au pouvoir et l’organe électoral, l’instrumentalisation de la justice ».

Finalement, les partis de l’opposition ont fait acte de candidature mais avec des fortunes diverses. Jean-Louis Billon, Henriette Lagou, Ahoua Don Mello et Simone Ehivet Gbagbo sont retenus alors de grosses pointures comme Laurent Gbagbo (PPA-CI), Tidjane Thiam (PDCI-RDA), Affi N’Guessan (FPI) et Assalé Tiémoko sont recalés. Leur candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel. Cette situation jette un nuage d’incertitude sur la Présidentielle d’octobre 2025. Regroupés au sein du front commun, les recalés rongent leurs freins et s’impatientent de s’exprimer dans la rue.

La chaise vide est donc évitée. Mais les plaies de ce scrutin restent vives. Le code électoral exige en son article 7, le numéro d’ordre de l’électeur, le numéro d’enregistrement unique, les Nom et prénoms, la date et lieu de naissance, le sexe, la profession, le domicile, les noms et prénoms ainsi que les date et lieu de naissance du père et de la mère, une photo d’identité et, enfin, l’empreinte digitale de tous les doigts en code barre.

Mais après vérifications, on découvre que 3.175 électeurs dont le lieu de naissance est inconnu, 92.177 électeurs dont le père est inconnu, 380.617 électeurs avec des informations fantaisistes du genre ND ou inconnu, 381.599 électeurs dont les mentions de la mère sont incomplètes, 5.014.479 électeurs dont la date de naissance du père est inconnue.

Certains cas relèvent carrément de la fraude. 125.381 électeurs ont le même nom, les mêmes prénoms, la même date de naissance, les mêmes noms et prénoms du mère et de la mère, etc. 5.717 électeurs ont plus de 100 ans, 21.882 électeurs dont les mères ont plus de 20 enfants, 14.592 électeurs sont plus âgés que leurs parents, 14.592 électeurs ont moins de 12 ans d’écart avec leurs parents, certains plus âgés que leur mère, d’autres ont le même âge qu’elle.

Les conclusions de la CAP-Côte d’ivoire retiennent que « près de six millions d’électeurs ne sont pas identifiés conformément à l’article 07 du code électoral. Et près de deux millions d’électeurs présentent des incohérences assimilables à des cas de fraudes ». L’arrêté de la CEI N°128/CEI/PDT du 12/septembre 2025 vient aggraver l’affaire. Il stipule que « si un électeur n’a ni sa carte nationale d’identité, ni sa carte d’électeur, il peut voter à condition qu’il soit inscrit sur la liste démergement dudit bureau et s’il ne dispose pas de sa carte d’électeur ou de sa carte nationale d’identité. Il doit simplement être soumis au contrôle de vérification de l’absence d’encre indélébile sur ses doigts. Comment prouver qu’il s’agit bien de la personne qu’il prétend être ?

Pourquoi le parti au pouvoir n’a jamais levé le moindre petit doigt pour dénoncer toutes ces incohérences et n’a rien fait pour tenter de les juguler ? A qui profite donc cette situation ? L’opposition qui a refusé la politique de la chaise vide, devra se donner les moyens de contrôler ce tsunami.

Paul D. Tayoro

ARTICLES RECENTS

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -
Google search engine

Articles Populires

Commentaires récents

Reset password

Entrez votre adresse e-mail et nous vous enverrons un lien pour changer votre mot de passe.

Commencez avec votre compte

pour enregistrer vos maisons préférées et plus encore

Inscrivez-vous avec l'adresse e-mail

Commencez avec votre compte

pour enregistrer vos maisons préférées et plus encore

By clicking the «S'INSCRIRE» button you agree to the Conditions d'utilisation and Politique de confidentialité
Powered by Estatik