La communauté burkinabè de l’Agnéby-Tiassa a reçu un message clair de l’ambassade du Burkina Faso. À Agboville, les autorités diplomatiques ont appelé leurs ressortissants à privilégier les activités légales et à préserver les relations avec les populations locales.
La rencontre s’est déroulée du 23 au 26 septembre 2026. Elle réunissait notamment les représentants consulaires de Bouaké et d’Abidjan.
À Agboville, l’ambassade veut renforcer le dialogue avec la diaspora
Cette troisième rencontre trimestrielle avait plusieurs objectifs. Le chargé d’affaires de l’ambassade, Raphaël Sansan Kambou, souhaitait informer les ressortissants burkinabè sur l’actualité de leur pays.
Il voulait également recueillir leurs difficultés et leurs propositions. Pour le diplomate, ces échanges doivent contribuer à maintenir la cohésion au sein de la communauté.
Le choix d’Agboville n’est pas anodin. La ville se distingue par la cohabitation entre les Burkinabè et les populations qui les accueillent depuis plusieurs générations.
Raphaël Sansan Kambou a présenté cette entente comme un exemple des liens étroits entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. L’Agnéby-Tiassa accueille depuis longtemps des ressortissants burkinabè, notamment dans le secteur agricole.
Une partie de cette communauté travaille dans les plantations de cacao et d’hévéa. D’autres se sont engagés dans l’exploitation aurifère, devenue plus attractive avec la hausse du prix de l’or.
L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations
Devant ses compatriotes, le représentant de l’ambassade a surtout insisté sur la nécessité de respecter la législation ivoirienne. Il a particulièrement ciblé l’orpaillage clandestin et l’exploitation des forêts classées.
Ces activités peuvent exposer leurs auteurs à des poursuites judiciaires. Elles entraînent aussi des conséquences importantes sur l’environnement et les terres exploitées par les communautés.
La multiplication des sites illégaux favorise notamment la dégradation des sols et la pollution des cours d’eau. La déforestation constitue également une source de préoccupation pour les autorités.
Pour l’ambassade, le problème dépasse donc la seule question économique. Il concerne aussi la sécurité des ressortissants et l’image de la communauté burkinabè auprès des populations ivoiriennes.
Cette communauté bénéficie d’une longue tradition de présence et de coexistence en Côte d’Ivoire. Les autorités diplomatiques entendent préserver cet équilibre.
La rencontre d’Agboville illustre ainsi la volonté de l’ambassade de rester au contact de la diaspora. Avec ses consulats généraux, elle cherche à informer, écouter et accompagner les ressortissants burkinabè sur le terrain.
Kevin AKA



