Une polémique autour du niveau des jeunes formés au journalisme en Côte d’Ivoire suscite des réactions dans le milieu des médias. Le journaliste et producteur Thierry Angeval a livré son analyse sur Facebook, en défendant une approche fondée sur la formation, l’expérience et l’accompagnement.
Thierry Angeval nuance le débat sur les jeunes journalistes
Pour Thierry Angeval, l’absence de recrutement après une campagne de sélection ne suffit pas à remettre en cause les compétences des jeunes issus des écoles de journalisme. Selon lui, une entreprise peut recevoir de nombreuses candidatures sans trouver le profil correspondant à ses besoins du moment.
Le journaliste invite ainsi à éviter les conclusions trop générales. Les attentes d’une rédaction peuvent varier selon le poste, le niveau d’expérience ou les compétences techniques recherchées.
Formé à l’ISTC-Polytechnique, Thierry Angeval s’appuie également sur son propre parcours. Il est notamment titulaire d’un DISCOM, d’une licence en production audiovisuelle et d’un master en journalisme télé.
Son expérience l’amène à défendre la complémentarité entre l’enseignement et la pratique. Pour lui, la formation constitue une base importante, mais le talent doit aussi se développer au contact des réalités professionnelles.
Formation, exigence et expérience : les trois leviers à renforcer
Le professionnel des médias estime que les jeunes journalistes doivent être davantage confrontés aux exigences du métier. La rigueur, la culture générale, la maîtrise technique, l’éthique et le professionnalisme font partie des compétences à consolider.
Mais cette exigence doit, selon lui, s’accompagner de possibilités concrètes. Les jeunes professionnels ont besoin de stages, d’encadrement et d’occasions pour démontrer leurs capacités.
Thierry Angeval appelle donc à renforcer les liens entre les écoles et les entreprises de médias. Une meilleure collaboration pourrait faciliter le passage entre la formation académique et les réalités des rédactions.
Le débat dépasse ainsi la seule question du talent. Il pose aussi celle de l’employabilité et de l’adaptation des formations aux besoins du secteur audiovisuel et journalistique.
Pour le journaliste, l’objectif reste clair : améliorer la qualité des médias ivoiriens et disposer de ressources humaines capables de répondre aux exigences du public. Il estime que cette ambition passe par une formation plus solide, des exigences élevées et un véritable accompagnement des jeunes.
Kevin AKA



