La contestation autour du prix du cacao se poursuit en Côte d’Ivoire. Le SYNAP-CI maintient sa mobilisation et appelle les producteurs à surveiller les opérations liées au stock restant de la précédente campagne.
Le syndicat réclame notamment plus de transparence sur la commercialisation de ces volumes.
Le SYNAP-CI appelle les producteurs à la vigilance
Dans une déclaration publiée mercredi 30 septembre, le président du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), Koné Moussa, a renouvelé son appel à la vigilance.
Le responsable syndical évoque notamment une circulaire portant sur l’enlèvement du stock résiduel. Il invite les producteurs à suivre attentivement les opérations engagées autour de ces volumes.
Cette nouvelle prise de position s’inscrit dans une mobilisation lancée le 16 septembre. Le SYNAP-CI continue ainsi de contester le niveau du prix garanti appliqué aux producteurs ivoiriens.
Le prix de 1 200 FCFA au cœur des revendications
Pour le syndicat, le prix de 1 200 FCFA le kilogramme ne répond pas suffisamment aux attentes des planteurs. Il demande également davantage de clarté sur la gestion des stocks encore disponibles.
La question prend une dimension particulière dans un marché régional très suivi. Le Ghana, autre grand producteur mondial de cacao, a en effet augmenté son prix producteur pour la nouvelle campagne.
Cette évolution alimente les comparaisons entre les deux pays. Elle intervient alors que la Côte d’Ivoire maintient son prix garanti à 1 200 FCFA par kilogramme.
Les accusations concernant la gestion du stock résiduel restent toutefois celles formulées par le SYNAP-CI. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir une conclusion indépendante sur les opérations de commercialisation.
Kevin AKA



