Les départs successifs enregistrés au sein du Mouvement des générations capables (MGC) suscitent des interrogations sur l’avenir de la formation politique. Depuis la France, Simone Gbagbo a livré sa première réaction sur cette situation.
La présidente du MGC ne considère toutefois pas cette série de démissions comme le signe d’une crise majeure. Dans un entretien accordé à France 24, elle a également expliqué que son parti avait engagé une réorganisation avant même le début de ces départs.
Simone Gbagbo assure que le MGC traversait déjà une phase de restructuration
Pour Simone Gbagbo, les changements observés au sein du MGC doivent être replacés dans le contexte de l’après-élection. Après la présidentielle et les législatives, la formation politique a entrepris un bilan de ses activités et de son fonctionnement.
L’ancienne Première dame ivoirienne affirme que cette étape devait naturellement conduire à une réorganisation interne. Selon elle, le processus était déjà engagé lorsque plusieurs responsables ont commencé à quitter le parti.
Elle rejette donc l’idée d’une période particulièrement difficile pour le MGC. Interrogée sur cette succession de départs, elle a répondu : « Non, absolument pas ».
Cette situation intervient notamment après la démission, fin juin 2026, de Klognimban Dominique Traoré. Celui-ci occupait plusieurs fonctions importantes au sein du parti, dont celles de premier vice-président chargé de la communication, de porte-parole et de directeur de campagne de Simone Ehivet Gbagbo lors de la présidentielle de 2025.
Dans sa lettre de départ, l’universitaire avait évoqué des « raisons personnelles ».
Une vague de départs qui touche plusieurs structures du parti
Après cette démission, d’autres responsables et militants ont également annoncé leur retrait du MGC. Plusieurs médias ont évoqué le chiffre de 107 départs dans différentes structures de la formation politique.
Ces démissions concerneraient notamment des fédérations locales, des structures départementales ainsi que des représentants de la diaspora. Plusieurs responsables issus des districts des Savanes, du Tchologo, du Hambol, du Poro et de la Bagoué ont notamment été cités.
Simone Gbagbo n’a toutefois pas confirmé ce nombre. Elle n’a pas non plus détaillé les raisons précises ayant conduit les différents membres à quitter le mouvement.
La dirigeante du MGC se trouve actuellement en France. Elle explique ce déplacement par une invitation de responsables de la formation politique établis en France et dans plusieurs pays européens.
Son séjour doit notamment permettre l’installation officielle de responsables du parti. Des échanges sont également prévus autour du programme de travail des différentes structures du MGC en Europe.
Une étape de réorganisation après les élections
La réaction de Simone Gbagbo intervient donc dans un contexte de réorganisation interne du MGC. Pour la présidente du parti, les départs enregistrés s’inscrivent dans une période où la formation cherche déjà à revoir son organisation après les échéances électorales de 2025.
Les prochaines étapes permettront de mesurer la manière dont cette restructuration se poursuit. Elles donneront aussi davantage d’éléments sur l’évolution des structures du parti en Côte d’Ivoire et à l’étranger.
Kevin AKA



