À quelques jours de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), les lignes bougent. Malick Tohé a finalement choisi de soutenir le président sortant Yacine Idriss Diallo et prend la coordination de sa campagne.
Le dirigeant sportif avait pourtant envisagé de se présenter lui-même. Il explique désormais ce choix par une volonté de rassemblement autour des intérêts du football ivoirien.
Malick Tohé privilégie l’unité du football ivoirien
Lors du lancement de la campagne « Transformer pour durer », Malick Tohé a détaillé les raisons de son rapprochement avec Yacine Idriss Diallo. Il affirme avoir multiplié les échanges avec les acteurs du football avant de prendre sa décision.
Ces consultations l’auraient convaincu de l’importance d’éviter une nouvelle confrontation au sein de la famille du football. Pour lui, l’heure est davantage à la construction d’une équipe capable de répondre aux attentes du secteur.
Les deux responsables ont ensuite engagé des discussions directes. Ces échanges ont permis, selon Malick Tohé, de faire ressortir des objectifs communs pour l’avenir du football ivoirien.
Il ne nie pas les désaccords passés avec le président sortant. Mais il estime que ces divergences ne doivent pas empêcher une collaboration lorsqu’un intérêt commun est en jeu.
Malick Tohé considère même que leurs différences peuvent servir le futur projet. La confrontation des idées pourrait permettre d’identifier de meilleures réponses aux difficultés rencontrées par le football national.
Cette alliance ne constitue donc pas, selon lui, un abandon de ses ambitions. Il dit plutôt avoir choisi de les associer à celles de Yacine Idriss Diallo dans le cadre d’un projet partagé.
Une nouvelle orientation pour la FIF après le 12 septembre
Au-delà du soutien électoral, Malick Tohé souhaite voir évoluer le fonctionnement de la FIF après le scrutin du 12 septembre. Il défend notamment une gouvernance davantage ouverte aux clubs et aux différents acteurs du football.
Une attention particulière devrait être accordée aux clubs situés à l’intérieur du pays. Le développement du football féminin figure également parmi les priorités mises en avant par le dirigeant sportif.
Malick Tohé réclame aussi davantage de ressources pour le football des clubs. Son objectif est de mieux prendre en compte les acteurs qui font vivre cette discipline dans les villes comme dans les villages.
Ces propositions doivent désormais trouver leur place dans le programme porté par Yacine Idriss Diallo. Malick Tohé entend y apporter son expérience, ses idées et sa vision du développement du football ivoirien.
L’association entre les deux hommes marque ainsi un changement important dans la course à la présidence de la FIF. À l’approche du scrutin, leur objectif affiché est de réunir leurs forces pour permettre au football ivoirien de progresser sur les scènes continentale et mondiale.
Kevin AKA



