La salle des conférences de l’Hôte Palm Club dans la commune de Cocody a abrité, le mercredi 5 août 2026, la première édition du salon international des champignons comestibles et thérapeutiques (SICCOT). Organisé autour du thème : « les champignons comestibles et thérapeutiques, atouts pour le bien-être des populations », il a été marqué par la présence de plusieurs personnalités dont des diplomates.
Cette rencontre vient pour réunir les investisseurs, les producteurs, les chercheurs et les artisans de la transformation. La myciculture est, selon Noël Christian Agnero ESSO, président national des Myciculteurs de Côte d’Ivoire, une activité d’avenir à laquelle il est attaché depuis avril 2016. Il a déjà remporté sept prix d’excellence à travers plusieurs pays. « Le champignon a fait de moi un champion », a-t-il lancé sous des applaudissements.
Selon Dr BOMBO Maxime de l’UFHB, président du comité scientifique, cette rencontre constitue une véritable opportunité parce que le champignon comestible n’est plus une activité de cueillette sauvage. Elle est devenue une biotechnologie. « Les champignons comestibles renforcent le système immunitaire grâce à des substances actives. Il intervient dans la prévention des maladies métaboliques. Leur oxydant aide à lutter contre l’inflammation et soutient la santé du cœur », a-t-il déclaré.
L’impact socio-économique de cette activité a été également mis en lumière. « La culture et la cueillette du champignon offre des emplois, de la nourriture aux populations. C’est une alternative nutritive », a précisé le président du Comité scientifique.
Mme Philomène Meless, présidente du comité d’organisation du SICCOT 2026, a encouragé les producteurs du champignon qui travaillent pour l’heure sans grand moyen. « Ils viennent de Yamoussoukro, de Sassandra, de Bouaké, de Katiola, de Dabou, de Bonon, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, etc. », a-t-elle situé avant de rendre un vibrant hommage à Simone Ehivet Gbagbo, présidente du MGC qui apporte un cachet spécial à ce Salon, par sa présence.
Christian Agnero ESSO, président des mycicultures de Côte d’Ivoire, a informé qu’en 2030, le prix du marché mondial de champignon comestible sera de 135.000 milliards de dollars. Il souhaite donc que le ministère de l’Agriculture érige cette activité en filière. Les défis sont connus : structurer la filière avec des normes et une bonne traçabilité, former les acteurs aux techniques de culture et innover et valoriser en vue d’une transformation avec, en ligne de mire, l’exportation du champignon comestible.
Outre l’exposition de produis transformés, le salon a donné lieu à deux panels fort instructifs. Le premier avait pour thématique « les champignons comestibles et thérapeutiques, une alternative nutritive ». Et le second, « la culture du champignon en Côte d’Ivoire, niche d’employabilité et de lutte contre la pauvreté et le chômage ».
La myciculture est donc une activité d’avenir. Mais le manque de moyen rend difficile les avancées, même si elles sont déjà remarquables. Le représentant du député-maire de Cocody a donc promis d’apporter son aide à l’organisation. D’autres participants ont également promis d’aider à la promotion de cette nouvelle opportunité. Un centre national du champignon est déjà construit à Dabou.
Paul D. Tayoro
Paul D. Tayoro (avec L’Inter)



