L’Ong Canal d’Appui au développement à l’environnement et à la santé (Cades) a lancé le mardi 28 juillet 2026 à Agboville un nouveau programme d’alphabétisation, de dépistage de maladies et d’accompagnement économique à l’endroit des femmes du secteur du vivrier.
Le coup d’envoi de ce programme a été donné à l’école primaire Saint-Martin de la cathédrale Saint Jean-Marie-Vianney, en présence du coordonnateur national de Cades, Konan Constant.
Priorité à la santé
En raison de l’importance de la santé, les organisateurs ont procédé dans un premier temps à des examens médicaux. « Nous menons des contrôles de la tension artérielle et du taux de glycémie. Dès lors que nous engageons les premières actions de santé, nous voulons nous assurer de prime abord qu’elles soient en bonne santé. Celles chez qui nous allons déceler des pathologies, seront automatiquement prises en charge », explique Konan Constant.
Contrôler la tension ou la glycémie fait partie, de l’avis de Konan Constant, des « bonnes pratiques » à intégrer. Avec pour objectif de sortir ces femmes des urgences pour les amener à la prévention.
Savoir lire, écrire…
L’alphabétisation initiée par l’Ong Cades ne se limite pas à savoir lire et écrire. Il va bien au-delà. « L’objet principal, c’est l’alphabétisation. Mais dans l’alphabétisation, il y a ce qu’on appelle aussi la conscientisation des populations », précise le coordonnateur national. C’est-à-dire l’action qui consiste à amener les populations à sortir de certains carcans, certaines mauvaises pratiques qui font que trop souvent les populations sont en marge du développement.
Ainsi, la formation prévue est donc « quasi-fonctionnelle » : quatre jours par semaine entre midi et deux, dont trois pour des cours intensifs. Au programme : savoir-lire-écrire, mais aussi comprendre les mécanismes économiques pour passer de détaillante à grossiste, puis à productrice.
…mais aussi croitre économiquement dans son activité
« Quand on a intégré toutes ces phases dans la commercialisation des produits vivriers, alors cela donne une Côte d’Ivoire réconciliée à travers l’autosuffisance alimentaire », souligne-t-il.
Un suivi est prévu : premier bilan dans 3 mois, second dans 6 mois, pour mesurer l’évolution concrète de leurs activités.
Il y a une surprise pour cette première cohorte. En effet, une structure de micro-finance de la place est déjà venue proposer des crédits aux femmes, avant même la fin de la formation. « Habituellement, on fait la formation d’abord, avant qu’elles ne reçoivent le crédit. Mais cette fois-ci, cette promotion est une promotion bénie », se réjouit Konan Constant.
Il insiste cependant : « Sans formation, aucun développement de façon durable ne peut se faire ». Les femmes continueront donc les cours tout en bénéficiant des financements.
Les populations encouragées à s’inscrire pour le programme
En raison du nombre élevé de personnes non encore scolarisée, le coordonnateur national de Cades exhorte toutes les structures d’Agboville-coopératives, transporteurs, entreprises-à rejoindre le programme, en prenant attache avec le conseil régional. Non sans rappeler l’importance des acteurs du vivrier. « L’autosuffisance alimentaire, ce n’est pas une affaire des femmes du vivrier. S’il n’y a plus de riz, s’il n’y a plus de vivrier sur le marché, je crois que la Côte d’Ivoire sera en récession alimentaire », conclut Konan Constant.
L’activité du jour s’est achevée par la remise de kits scolaires aux apprenantes pour un enseignement fiable. Sa supervision a été assurée par l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (Ocpv), dont la directrice régionale de l’Agneby-Tiassa n’est autre que Mme Khopoin Marie Sopie.
Parfson N’TAH



