Organisée chaque année par l’Autorité nationale de la presse (ANP), l’édition 2026 de la Semaine Nationale de la Presse a démarré le lundi 23 mars. La cérémonie d’ouverture a eu lieu au Palais de la Culture, en présence du ministre Amadou Coulibaly qui a en charge la Communication.
Cette année, le thème est : « comment mieux s’informer aujourd’hui, les enjeux citoyens et les responsabilités des médias ». En présence de plusieurs acteurs dont des autorités politiques et administratives, des consommateurs et des professionnels de l’information, le ministre a soutenu que dans ce contexte marqué par une surabondance de contenus, le principal n’est plus l’accès à l‘information, mais sa qualité.
Ce nouveau contexte exige de la rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Ceci, pour tracer une frontière claire entre les faits et la désinformation. Parce que « dans le tourbillon numérique actuel, l’information de qualité est souvent noyée dans un flot de rumeurs, d’opinions et de commentaires ». Pour le ministre donc, le thème choisi cette année, invite à une consommation responsable de l’information.
Maître d’œuvre de la semaine de la presse, Samba Koné, président de l’ANP, est pour sa part, revenu sur l’éducation aux médias, notamment e ce qui concerne les jeunes. « Une jeunesse formée ne clique pas impulsivement et ne partage pas sans précaution », a-t-il avancé.
Cette cérémonie d’ouverture a été marquée par un panel animé par Dr Alfred Dan Moussa, ancien directeur général de l’institut des sciences et techniques de la communication (ISTC-POLYTECHNIQUE), et Dr Amadou Touré, journaliste et universitaire.
« Nous sommes dans un chaos informationnel total. Selon Dan Moussa, « le citoyen est devenu consommateur et diffuseur. Il propage des rumeurs et des contenus non vérifiés qui circulent plus vite que la vérité ». Face à cette situation, il rappelle que « seul le journaliste est habilité à traiter l’information, La véritable information, c’est celle qui est vérifiée ». Il met donc en garde contre le phénomène des scoops qui font courir les journalistes. « Être le premier à publier n’a de sens que si l’information est vraie, donc majeur ».
Cette troisième édition de la semaine nationale de la presse prend fin le vendredi 27 mars 2026. Sont prévus, des ateliers, des panels, des visites d’immersion dans des entreprises de presse mais aussi des établissements scolaires et universitaires.
Paul D. Tayoro



