La convocation de l’Ambassadeur du Niger par les autorités ivoiriennes s’inscrit dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Abidjan et Niamey.
À la suite de l’attaque de l’aéroport international de Niamey, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, le Président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a publiquement accusé plusieurs chefs d’État étrangers d’être impliqués dans une tentative de déstabilisation de son pays. Parmi les personnalités citées figurent notamment le Président français Emmanuel Macron, le Président béninois Patrice Talon et le Président ivoirien Alassane Ouattara.
Le chef de l’Etat nigérien a accusé ces dirigeants d’être « les sponsors » des « mercenaires » qui selon lui ont perpétré l’attaque de l’aéroport de Niamey. Des accusations que la Côte d’Ivoire rejette fermement, les jugeant graves, infondées et contraires aux principes de respect mutuel entre États souverains.
C’est dans ce contexte que le gouvernement ivoirien a convoqué la diplomate nigérienne pour lui signifier son indignation officielle et lui remettre une note de protestation, tout en rappelant son attachement au dialogue, mais aussi aux règles élémentaires de la diplomatie.



