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VIOLENCE LORS DE LA PRESIDENTIELLE 2025 / CE QUI S’EST PASSE DANS LE VILLAGE DE NAHIO (SAIOUA)

Il y avait une grande foule ce lundi 27 octobre 2025, à la sous-préfecture de Saïoua, dans le département d’Issia. Ce monde composé essentiellement de militants du RHDP, était là pour rencontrer le sous-préfet afin de lui exprimer son regret devant la violence dont ont été victime les habitants du village de Nahio. Le bilan est, effet, lourd. Trois morts, 15 blessés et 25 habitations parties en fumée.

Zéré Kimo, chef d’un quartier du village, tué à coup de machette. Goblé Faras, ambulancier et frère cadet du chef du village, brûlé vif. Une femme enceinte, tuée par balle. Une vieille femme originaire du village, se trouvait dans son campement pour des travaux champêtres. Elle a été retrouvée en pleine brousse pour être égorgée. Les militants du RHDP n’ont pas accepté le refus des autochtones de se rendre dans les bureaux de vote. Pis, le vote a été empêché dans plusieurs cas. Et les militants du parti au pouvoir, appuyés par les dozos, leur ont fait payer cela au prix cher. Au moins trois morts ont été enregistrés.

Selon Bawa Amos, fils du village, tout est parti des attaques des magasins survenues lors des manifestations populaires contre le quatrième mandat. « La plupart des gens qui ont agi pour semer cette terreur, sont venus de Dignago, près de Guibéroua. Ils avaient le soutien des dozos et d’autres personnes résidant à Saïoua. Dans la région, il n’y a eu mort d’homme qu’à Nahio », affirme-t-il. Bawa Amos précise qu’au cours de la rencontre avec le sous-préfet, dans la matinée de ce lundi, les allogènes Malinké ont offert la somme de 85.000 FCFA pour aider aux soins des personnes blessées.

Dans un communiqué rendu public ce même lundi, Don Mello demande aux autorités d’ouvrir une enquête immédiate et impartiale. Simone Ehivet Gbagbo, dans une déclaration, invite les autorités à faire toute la lumière sur ces événements, à identifier et à sanctionner tous les responsables, à protéger les populations civiles, partout sur le territoire national. « La Côte d’Ivoire a déjà trop souffert des crises passées pour replonger dans la spirale de la haine et de la vengeance », peut-on lire. En attendant, la psychose est totale dans la région. Plusieurs personnes, craignant des représailles, ont commencé à quitter le village.

Paul D. Tayoro

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