« Si nous disons que nous sommes contre le 4e mandat, il faut aller voter pour changer les choses. Si vous ne votez pas, vous tracez la route pour le quatrième mandat. Voulez-vous que la politique en Côte d’Ivoire change ? Si vous le voulez, sortez massivement pour voter », a déclaré Simone Ehivet Gbagbo, le mercredi 22 octobre 2025, dans le village de Yakassé-Mé, département d’Alépé.
Une pluie battante mais brève, fanfare, tam-tam parleur et la danse AKENE ont accueilli Simone Gbagbo à la place publique du village où elle était attendue de depuis de nombreuses heures, Yakassé-Mé est le village natal de la ministre Clotilde Ohouochi, vice-présidente du MGC. Elle a mobilisé la population locale pour entendre Simone Ehivet Gbagbo. Paul-Hervé Agoubli et Déméry, tous deux responsables de partis politiques alliés, accompagnent également la candidate.

« La pluie est venue pour bénir cette cérémonie », soutient l’animateur. Celle-ci s’est arrêtée avec l’arrivée de la candidate sur les lieux. Au milieu des applaudissements et des cris de joie, elle a décliné dans les détails, les trois piliers de son programme qui sont la réconciliation, la transformation et la souveraineté. Elle a invité la population à sortir massivement le samedi 25 octobre 2025, pour prendre part au vote. « Si vous ne sortez pas pour voter votre candidat, c’est celui qui n’est pas le vôtre qui va diriger le pays pendant les cinq années à venir. Mais si vous allez voter pour votre candidat, vous lui donnez la chance de remporter cette élection », a-t-elle dit. Avant de préciser que le fait de manifester contre l’élection ne joue pas dans le résultat final. Et le fait de ne pas aller voter donnera la victoire au 4e mandat.
« Nous avons décidé d’aller à ces élections pour appliquer une autre politique », a encore déclaré Simone Ehivet Gbagbo. « Le projet que j’ai pour la Côte d’Ivoire st la réconciliation. Rien n’est possible s’il n’y a pas de réconciliation. Il y a eu beaucoup de morts. Il faut les apaiser. Ensuite, les biens arrachés aux propriétaires doivent être restitués. Il faut également ramener les valeurs dans le pays », a poursuivi la présidente du MGC.
Brandissant une cabosse de cacao devant le public, elle a expliqué qu’avec le jus du cacao, on peut faire de nombreuses boissons, alors que la cabosse peut servir à fabrique du charbon, de la potasse, de l’engrais, du savon, etc. « Le premier rôle de l’agriculture est de nous nourrir. Or, chaque année, on sort plus de 1000 milliards des caisses de l’Etat pour acheter du riz, de la viande, de la tomate, etc. Trouvez-vous normal que nous ayons tout ce qu’il faut et qu’on soit obligé d’aller en Chine, en Asie, au Mali, au Burkina Faso, pour manger ? » interroge-t-elle avant d’exprimer un regret. « Il y a quelques années, nous exportions du riz. Aujourd’hui, on en importe. Il faut que nous soyons les maîtres de notre économie ».
Parlant de la souveraineté, elle expliquera que le pays doit prendre des décisions bonnes pour lui et non pour une autre puissance. Le service militaire obligatoire et le service civique ont également été expliqués. Après Yakassé-Mé, Simone Gbagbo s’est rendue à Yopougon pour rencontrer les femmes et les jeunes de cette commune au baron. Dans une communion totale, elle a invité les uns et les autres à aller massivement voter le samedi 25 octobre prochain.
La fin de la journée a été consacrée à l’émission « face aux électeurs » de la RTI 1. Elle y a répondu aux questions de trois journalistes, donnant des détails sur son projet pour la Côte d’Ivoire.
Paul D. Tayoro



