Après une mission en Côte d’Ivoire, l’institution internationale a livré ses remarques et recommandations.
L’International Republican Institute (IRI), une ONG américaine, a effectué une mission en Côte d’ivoire du 22 au 26 septembre 2025. Objectif, évaluer les conditions d’organisation de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Après avoir rencontré plus de 70 parties prenantes Dans une déclaration sanctionnant sa mission, elle fait des recommandations au gouvernement, à la CEI, aux partis politiques et à la société civile.
Les constats sont amers. Compétition politique biaisée et choix des électeurs limités du fait de la disqualification des principaux candidats et l’absence d’autres. « Le manque de transparence dans le processus de parrainage des candidats, qui ne pas être audité, alimente les soupçons de manipulation », peut-on lire dans le communiqué qui indique que les personnes rencontrées par l’IRIS ont exprimé des préoccupations au sujet du manque de transparence. Ce qui réduit la confiance dans le processus.
Le rapporte soutient que « le président Ouattara demeure le principal candidat est soutenu par un appareil partisan bien doté en ressources, brigue un quatrième mandat controversé. Alors que le Conseil constitutionnel a validé les candidatures de cinq candidats pour l’élection, plusieurs candidats majeurs ont été disqualifiés pour diverses raisons… Les candidats et les partis lésés n’ont pas été en mesure de contester leur disqualification car il n’existe pas de de procédure d’appel des décisions du Conseil constitutionnel ». Les conclusions mentionnent notamment l’absence d’une liste électorale actualisée en 2025, la détention illégale de membres de l’opposition, l’exclusion du scrutin de candidats majeurs ainsi que des lacunes structurelles dans le registre électoral.
« La mission a identifié plusieurs points critiques, lesquels, s’ils ne sont pas résolus, sont susceptibles d’entraver la crédibilité de l’élection présidentielle d’octobre 2025… La méfiance du public et la perte de confiance dans les institutions sont alimentées par la diffusion d’informations déformées et le manque de transparence concernant certains aspects du processus électoral, qui reste une grave préoccupation à l’approche de l’élection présentielle », indique encore le communiqué, en instant sur le fait que la violence électorale reste une menace persistante. Selon l’IRI, si rien n’est fait pour apporter des corrections au processus tel qu’il est engagé en ce moment, le scrutin n’aura aucune chance d’être transparent et inclusif.
Paul D. Tayoro



