Ce lundi 08 septembre 2025, le juge électoral de Côte d’Ivoire, le Conseil Constitutionnel, a proclamé la liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle de 2025. Sur cette liste, l’on note la présence de Jean Louis Billon et de Don-Mello Ahoua qui ont été considérés bon gré mal gré comme les plans B de leurs partis politiques respectifs, le PDCI-RDA et le PPA-CI. Les présidents de ces formations politiques, n’ont pas vu leurs candidatures retenus pour défaut de présence sur la liste électorale pour les deux et insuffisance de parrainages pour l’un d’entre eux.
Les concepts de candidature de substitution et de précaution ayant défrayé la chronique le mois précédent trouvent pleinement leur crédit. Chacun y va de son commentaire sur la toile : ces deux candidats ont été retenus pour punir leurs responsables ; ces deux candidats ont fait un deal politique avec le président Alassane ; ces deux candidats ont trahi leurs partis politiques d’origine, et partant leurs ex-leaders.
Quoi qu’il en soit, les résultats sont connus et les deux leaders dont les candidatures ont été rejetées, annoncent continuer le combat pour être rétablis dans leurs droits. Et si jusqu’au 25 octobre 2025, date prévue pour l’élection, ils n’obtenaient pas gain de cause, qu’adviendra-t-il ? Pour le moment, rien ne présage qu’ils accorderont officiellement ou officieusement leur soutien « aux plans B » de leurs partis, mais ces derniers espèrent tout de même la compréhension/tolérance des militants de leurs (ex-)partis et par ricochet, leur adhésion à leurs candidatures.
Après 2025, Laurent Gbagbo aura-t-il toujours la force physique, entre autres, pour continuer le combat politique ou d’autres Gbagbo, comme souhaité par Don Mello, prendront-ils le relais ? Après octobre 2025, Tidjane Thiam reviendra-t-il sur la scène politique ou va-t-il se consacrer à une autre opportunité de carrière dans la finance internationale dont il est l’un des génies ?
Et si ces candidatures étaient perçues comme des opportunités pour le PDCI-RDA et le PPA-CI de réorienter leurs stratégies et leurs positions sur l’échiquier politique ivoirien. Comparaison n’est pas raison, mais des cas similaires ont existé et peuvent servir d’exemple. En attendant, le peuple est impatient de découvrir les propositions des candidats retenus en termes de programme de gouvernement. A moins que les choses changent encore, et cela n’est guère impossible dans ce pays.
« Prof. » ADOU Amadou



