Après avoir, en avril 2025, séjourné en Côte d’Ivoire où il avait rencontré toute la classe politique en vue d’une élection présidentielle transparente, inclusive et apaisée, Leonardo Santos Simao, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, est de nouveau sur les bords de la Lagune Ebrié. Il a rencontré Simone Ehivet Gbagbo le samedi 20 septembre 2025. Il a répondu à nos questions.
Pour la seconde fois en quelques semaines, vous êtes en Côte d’Ivoire. Qu’est-ce qui justifie ce second séjour à Abidjan ?
Je suis venu pour encourager le pays à mener des élections paisibles. La Côte d’ivoire est un pays qui a subi des difficultés dans le passé et, de la même façon que la violence n’est pas un hasard, la paix non plus n’arrive pas par hasard. Elle résulte des efforts délibérés vers la paix et la stabilité. Donc, notre mission est pour encourager la classe politique, et surtout les dirigeants, à travailler vers des élections qui ne mettent pas en péril la paix et la stabilité du pays. Voilà le contenu de notre mission.
Cette deuxième mission indique-t-elle que la première n’a pas fonctionné et qu’il y a encore beaucoup à faire ?
Il s’agit d’encourager. Un processus électoral a toujours diverses étapes. Il y a toujours des émotions. Et ces émotions peuvent aller dans un sens comme dans l’autre. Mais elles sont inévitables, elles font partie intégrale du processus. Il n’y a pas d’élection sans émotion, mais nous voulons que ces émotions soient positives, conduisent le pays vers la stabilité et donnent la possibilité aux citoyens de choisir leurs dirigeants.
Avez-vous bons espoirs que ces élections seront apaisées ?
Je suis sûr que les élections seront paisibles, mais tout le monde doit y travailler. Pas seulement avant les élections, mais pendant les élections et après les élections.
Interview réalisée par
Paul D. Tayoro



