<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des COTE D’IVOIRE / DES RAISONS PROFONDES DE LA SUPPRESSION DES DISTRICTS - Ivoirexpress.ci</title>
	<atom:link href="https://ivoirexpress.ci/tag/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://ivoirexpress.ci/tag/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/</link>
	<description>Rien que l&#039;information !!!</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 11:18:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://ivoirexpress.ci/wp-content/uploads/2025/06/cropped-Ivoirexpress-logo-adapte-32x32.webp</url>
	<title>Archives des COTE D’IVOIRE / DES RAISONS PROFONDES DE LA SUPPRESSION DES DISTRICTS - Ivoirexpress.ci</title>
	<link>https://ivoirexpress.ci/tag/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>COTE D’IVOIRE / DES RAISONS PROFONDES DE LA SUPPRESSION DES DISTRICTS</title>
		<link>https://ivoirexpress.ci/2026/03/25/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/</link>
					<comments>https://ivoirexpress.ci/2026/03/25/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[K. Gabriel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 18:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[COTE D’IVOIRE / DES RAISONS PROFONDES DE LA SUPPRESSION DES DISTRICTS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ivoirexpress.ci/?p=3026</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le district autonome en Côte d’Ivoire est-il une véritable collectivité décentralisée ou une forme déguisée de déconcentration ? Lorsque le Dr Alassane Ouattara accède au pouvoir en 2011, il adopte l’ordonnance n°2011-262 portant orientation et organisation générale de l’administration de l’État, ainsi que le décret n°2011-263 relatif à l’organisation du territoire national en districts et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://ivoirexpress.ci/2026/03/25/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/">COTE D’IVOIRE / DES RAISONS PROFONDES DE LA SUPPRESSION DES DISTRICTS</a> est apparu en premier sur <a href="https://ivoirexpress.ci">Ivoirexpress.ci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le district autonome en Côte d’Ivoire est-il une véritable collectivité décentralisée ou une forme déguisée de déconcentration ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le Dr Alassane Ouattara accède au pouvoir en 2011, il adopte l’ordonnance n°2011-262 portant orientation et organisation générale de l’administration de l’État, ainsi que le décret n°2011-263 relatif à l’organisation du territoire national en districts et en régions, en date du 28 septembre 2011. C’est ainsi que 12 districts et 2 districts autonomes sont créés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation administrative fait des districts, des régions, des départements, des préfectures et des sous-préfectures des entités déconcentrées. Le Président de la République nomme respectivement à la tête de ces entités des gouverneurs, des préfets de région, des préfets de département et des sous-préfets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une rencontre entre le Président Ouattara et le corps préfectoral le 13 septembre 2013, les préfets ont exprimé leurs inquiétudes quant à la mise en place des districts, estimant qu’ils empiétaient sur leurs compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, selon la Constitution, les préfets et sous-préfets représentent le Président dans leurs circonscriptions respectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gouverneurs de district étaient perçus comme des relais de l’État pour la mise en œuvre des politiques de développement. Toutefois, leur rôle exact restait ambigu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président lui-même avait exprimé des réserves en déclarant : « Nous allons réexaminer ce dossier en toute objectivité. Les districts ne seront pas mis en place immédiatement. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en 2014, le district autonome est reconnu comme collectivité territoriale par la loi n°2014-451.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, le décret n°2021-276 du 9 juin crée 12 nouveaux districts autonomes, en plus des deux déjà existants, dirigés par des ministres-gouverneurs nommés. En réalité, le gouverneur de district est nommé et dépend directement du Président de la République. Cela implique des décisions fortement centralisées, au détriment des régions élues et des communes, qui se trouvent marginalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, peu concertée selon certains observateurs, affaiblit la crédibilité de la réforme, qui apparaît davantage comme un outil politique que comme un véritable instrument de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contre toute attente, le décret n°2026-052 du 7 janvier 2026 acte finalement la suppression de ces 12 districts autonomes, abrogeant ainsi le décret de 2021. Seuls les districts d’Abidjan et de Yamoussoukro sont maintenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de relever que la décentralisation en Côte d’Ivoire repose principalement sur la commune et la région, qui disposent d’une autonomie administrative et financière. Toutefois, le district autonome, reconnu comme collectivité territoriale par la loi n°2014-451, pose un problème quant à sa nature réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En théorie, le district dispose de compétences en matière de planification du développement, d’aménagement du territoire et de coordination des actions socio-économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, son fonctionnement le rapproche davantage de la déconcentration, car son exécutif est assuré par un gouverneur nommé et non élu. Il dépend fortement du pouvoir central et son autonomie réelle demeure limitée. Cela crée une confusion institutionnelle et une superposition des compétences avec les préfets, les services déconcentrés et les conseils régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation engendre non seulement des doublons en matière de développement, mais également une marginalisation des élus locaux et un affaiblissement de la décentralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le district autonome apparaît comme une structure hybride, à mi-chemin entre décentralisation et déconcentration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, dans la pratique, l’imprécision des textes et le poids du gouverneur peuvent entraîner des conflits de compétences, déjà dénoncés par le corps préfectoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, des critiques évoquent des dépenses importantes, estimées à environ 60 milliards de FCFA par an, pour un impact limité sur le développement local. Cela traduit une gouvernance peu efficiente des ressources publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma part, la suppression des 12 districts autonomes ne constitue pas seulement une réforme administrative, mais également un échec partiel de la politique de décentralisation et surtout un aveu implicite des limites d’un dispositif mal conçu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle met en évidence l’écart entre le discours et la pratique en matière de décentralisation, les dérives d’une gouvernance centralisée et la nécessité de repenser en profondeur l’organisation territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l’expérience des districts sous le pouvoir d’Alassane Ouattara révèle une réforme marquée par des objectifs politiques dominants, une faible cohérence institutionnelle et une efficacité contestable, justifiant leur suppression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réforme alternative aurait pu consister à élire les gouverneurs de district et à clarifier les compétences avec les régions afin d’en faire une véritable entité décentralisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gilles BOMISSO</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Docteur en Géographie urbaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option : Espace, Aménagement et Société dans les Pays tropicaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Spécialiste des politiques de décentralisation</strong></p>
<p>L’article <a href="https://ivoirexpress.ci/2026/03/25/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/">COTE D’IVOIRE / DES RAISONS PROFONDES DE LA SUPPRESSION DES DISTRICTS</a> est apparu en premier sur <a href="https://ivoirexpress.ci">Ivoirexpress.ci</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://ivoirexpress.ci/2026/03/25/cote-divoire-des-raisons-profondes-de-la-suppression-des-districts/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
