Ferdinand MEKAPEU a fait une formation en faculté de criminologie à l’Université Félix Houphouet Boigny de Cocody. Il est également coach en développement personnel et à la tête de l’Association des Ivoiriens Réfugiés Retournés en Côte d’Ivoire (AI2R-CI). Il a publié son premier chef-d’oeuvre, d’un volume de 154 pages, intitulé « Six années comme six siècles, six années comme six heures ». Ainsi relate-t-il son histoire pathétique vécu pendant la crise militaro-ivoirienne de 2002 à l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Comment êtes-vous tombé amoureux de la lecture jusqu’à écrire un ouvrage d’une telle quantité ?
J’ai un amour pour la langue Française et je considère la lecture comme un moyen véritable pour faire passer des messages. C’est justement ce qui a motivé l’écriture de mon premier ouvrage intitulé <<Six années comme six siècles, six années comme six heures>> paru en 2022 aux Editions EQ-Capallfranges.
Que doit-on retenir de votre chef-d’oeuvre ?
<<Six années comme six siècles, six années comme six heures>> est un ouvrage de 154 pages. C’est un roman qui retrace les conditions de vie difficiles des réfugiés et présente de façon imagée les raisons qui devront susciter un retour ou encore celles qui encouragent à éviter les déplacements forcés. Cette œuvre a pour objectif de présenter les impacts des crises sociopolitiques sur cet influx migratoire, contribuer au retour des ivoiriens en Côte d’Ivoire et enfin amener tous les ivoiriens à poser des actions contribuant à éviter d’éventuels mouvements du même genre. L’auteur, le héros principal a puisé son inspiration de la réalité.
En plus d’être un roman d’aventures, il s’agit d’une autobiographie de l’auteur, LEPERE qui est en même temps héros de cette aventure épineuse mêlée de joies. L’aspect psychologique des personnages démontre l’impact de leur vécu sur leur quotidien pendant ces moments au cours desquels ils ne reçoivent pas forcément ce qu’ils veulent mais plutôt ce qui est disponible. Répondant au genre narratif, la beauté de ce roman réside dans le fait que, loin de faire la promotion de l’imagination, il est une peinture réelle de la vie. Dans le roman, vous pourriez vous identifier à des personnages ou découvrir d’autres gens, d’autres cultures. Il va provoquer en vous des inspirations, des élans ou des désirs. C’est un véritable miroir de la vie en exil.
En clair, c’est un ouvrage de belle facture qui traitre plusieurs thématiques.
Quels conseils souhaiterez-vous donner aux personnes qui souhaiteraient écrire un ouvrage littéraire ?
Si j’ai un conseil à donner aux éventuels écrivains, c’est qu’ils doivent retenir trois (03) importantes choses. Primo, on n’écrit pas pour se faire de l’argent. Si c’est le gain financier qui vous habite, n’écrivez pas. Secondo, on n’écrit pas pour écrire. Si votre écrit ne peut rien apporter à la société, abandonnez le projet. Et enfin, on n’écrit pas quand ce n’est pas le moment. Lorsque vos écrits n’ont rien à avoir avec les réalités de l’époque, conservez le pour vous seul.
L’écrivain envisage publier son second chef-d’oeuvre intitulé « Dans le Labyrinthe de Sérikpakahapeu » qui paraitra dans la même maison d’édition en décembre 2027.
Interview réalisée par César Kouakou



