Les pièces de 500 FCFA conservent leur valeur et doivent être acceptées lors des transactions commerciales en Côte d’Ivoire. À Abengourou, les autorités ont rappelé cette obligation aux commerçants, aux transporteurs et aux populations. Une campagne de sensibilisation a également permis de préciser les sanctions prévues en cas de refus injustifié.
La BCEAO rappelle les règles sur les pièces de 500 FCFA
Le vendredi 16 octobre 2026, le préfet de la région de l’Indénié-Djuablin a présidé une rencontre consacrée à l’utilisation des pièces de 500 FCFA. La réunion s’est tenue en présence du corps préfectoral, à l’initiative de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
L’objectif était de sensibiliser les acteurs économiques sur l’acceptation de cette monnaie dans les échanges quotidiens. Les commerçants, les transporteurs et les consommateurs sont notamment concernés par cette mesure.
Malgré les réticences observées dans certaines transactions, les pièces de 500 FCFA restent valables. Leur utilisation ne peut donc pas être écartée arbitrairement par un vendeur ou un prestataire de services.
Le chef de l’agence BCEAO d’Abengourou a, par ailleurs, annoncé la poursuite des actions d’information. Ces initiatives doivent permettre de mieux faire connaître les règles applicables et de limiter les refus injustifiés.
Refuser une pièce de 500 FCFA : quelles sanctions prévoit la loi ?
Le cadre juridique ivoirien prévoit des sanctions contre le refus d’une monnaie ayant cours légal. Selon l’article 15 de la loi n° 2017-801 du 7 décembre 2017, les personnes concernées s’exposent à une amende comprise entre 100 000 et 500 000 FCFA.
Cette disposition rappelle que l’acceptation de la monnaie légale ne relève pas uniquement du choix du commerçant. Elle s’inscrit dans le respect des règles encadrant les paiements.
Les personnes confrontées au rejet injustifié d’une pièce de 500 FCFA peuvent saisir les autorités compétentes. Une plainte permet alors de signaler les faits et de demander leur examen conformément aux procédures en vigueur.
La sensibilisation reste toutefois essentielle pour prévenir les litiges. En informant les professionnels et les consommateurs, la BCEAO entend favoriser des transactions plus fluides et renforcer le respect des règles monétaires.
Kevin AKA



