Justin Koné Katinan devra se présenter devant les enquêteurs à Abidjan ce mercredi 9 septembre 2026. La convocation intervient dans un contexte de tensions politiques et ferait suite à une plainte attribuée au RHDP.
Une convocation sans motif officiellement précisé
Le 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) est attendu à 10 heures au service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan.
La convocation précise que l’ancien ministre du Budget doit se rendre dans les locaux situés sur la route d’Abobo, à proximité des entreprises Filtsac et ex-Motoragri, après le carrefour Macaci.
Le document a été délivré sur instruction du procureur du tribunal de première instance d’Abidjan. En revanche, il ne détaille pas les faits reprochés à Justin Koné Katinan.
L’information, relayée dans un premier temps par des médias proches du pouvoir, a ensuite été confirmée par une convocation officielle de la préfecture de police d’Abidjan.
Le RHDP aurait déposé une plainte après des déclarations du PPA-CI
Selon le quotidien L’Avenir, la procédure serait liée à une plainte déposée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Le parti au pouvoir reprocherait notamment au PPA-CI des faits qualifiés de « diffamation, injure et diffusion de fausses nouvelles ».
La plainte viserait les déclarations faites par Justin Koné Katinan lors de la 52e Tribune du PPA-CI. Cette rencontre politique s’est tenue le 3 septembre 2026 au siège du parti, à Cocody.
Au cours de cette intervention, le responsable du PPA-CI avait mis en cause le RHDP dans la progression de plusieurs phénomènes en Côte d’Ivoire. Il avait notamment évoqué l’orpaillage clandestin et le trafic de drogue.
Toujours selon L’Avenir, la plainte aurait été signée par Ibrahima Cissé Bacongo, secrétaire exécutif du RHDP et ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan. Elle aurait été enregistrée au parquet du tribunal de première instance d’Abidjan lundi.
Pour rappel, l’orpaillage clandestin constitue un enjeu important en Côte d’Ivoire. Le phénomène concerne désormais 29 des 31 régions du pays et entraîne notamment des risques pour les ressources en eau, la sécurité et l’environnement.
Kevin AKA



